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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 18 janvier 2019

Comment Trump a transformé la façon de travailler des journalistes

Publié le

Trump s'adresse aux journalistes, lors des élections de mi-mandat.
Trump s'adresse aux journalistes, lors des élections de mi-mandat.   Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Les journalistes auraient appris de leurs erreurs depuis la couverture de la campagne électorale de 2016 qui a mené Donald Trump au pouvoir, selon Jasmin Lavoie. Le reporter explique qu'aujourd'hui, les journalistes osent le dire quand un politicien ment et ils ne mentionnent plus nécessairement les deux côtés de la médaille; ils vérifient plutôt qui dit vrai et rapportent les faits en conséquence.

C’est que la plupart des journalistes ont normalement tendance à se garder une réserve en ce qui a trait aux affirmations des politiciens. Ils parlent d’« allégations » ou d’« insinuations », plutôt que de carrément trancher en employant le mot « mensonge ». Donald Trump aurait mis à profit cette trop grande prudence des médias, selon Jasmin Lavoie.

Un manque d’analyse

En effet, le président des États-Unis a bien compris une des grandes failles des médias, soit le manque de ressources de certains d’entre eux pour vérifier les faits. Nombreux sont les journalistes qui ont dû se contenter de rapporter les affirmations des deux parties d’un débat, plutôt que de trancher en faveur de celle qui dit la vérité.

Cette capacité à générer une couverture médiatique délibérément choquante aurait ainsi permis à Donald Trump de faire dérailler la discussion et de répandre des faussetés sur son opposante Hillary Clinton. Par exemple, des titres comme Trump et Clinton se traitent mutuellement de « pantins de Poutine » ont fait surface après le troisième débat présidentiel, plutôt que : « Hillary Clinton dénonce l’ingérence de la Russie dans la campagne de Donald Trump ».

Pour en savoir plus sur la manière dont les journalistes ont modifié leur façon de travailler depuis l’élection de Trump, lire la chronique de Frank Bruni (en anglais), dans le New York Times.

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