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Sectes : les thérapies de déprogrammation sont un échec total

Faites du bruit

Avec Nicolas Ouellet

Sectes : les thérapies de déprogrammation sont un échec total

Épisode 13 : vendredi 30 novembre 2018
Un groupe de personne se tiennent les mains en cercle.

La plupart des gens qui se retrouvent dans une secte sont à la recherche du sentiment d'appartenance à un groupe.

Photo : iStock / Montage : Amarilys Proulx

Il n'y a pas de recette miracle pour déradicaliser un individu, considère Martin Geoffroy, directeur du Centre d'expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR). Selon lui, on pourrait comparer l'appartenance à une secte à une dépendance à l'alcool; tant que la personne concernée n'est pas prête à modifier ses comportements, elle ne changera pas.

En entrevue avec Nicolas Ouellet, le sociologue explique d’ailleurs qu’il ne faut jamais brusquer quelqu’un qui est dans une secte, car il ne fera que se braquer et se radicaliser encore plus. « Il faut l’écouter, mais pas le confronter. » En effet, les expériences de déprogrammation menées depuis les années 70 prouvent que la coercition peut fonctionner, mais que les traumatismes qui y sont liés seront aussi dévastateurs que l’appartenance à une secte abusive.

C’est que les raisons qui peuvent pousser les gens à se réfugier dans des groupes sectaires viennent notamment, tout comme l’alcoolisme, d’un besoin d’échapper à la réalité. « Souvent, on est à la recherche d’un raccourci pour trouver des réponses à des questions existentielles. »

Une conséquence de la démocratie

« Il y a des gens qui passent leur vie dans des sectes, parce qu’ils ont besoin du cadre qu’ils ne trouvent pas dans la société », souligne Martin Geoffroy. Selon lui, cette absence de référents sociaux clairs est insupportable pour certaines personnes, qui se sentent perdues dans une société où les libertés individuelles prennent autant de place. Au contraire, dans un pays comme l’Iran, qui est une société très homogène où les habitants jouissent de beaucoup moins de libertés individuelles, les mouvements sectaires sont plus rares.

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