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Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 5 avril 2019

Traiter nos animaux domestiques comme des colocataires

Publié le

Un chiot regarde la caméra, les yeux tristes.
Les animaux que l'on a domestiqué sont-ils réellement heureux ou sont-ils plutôt dépendants de nous?   Photo : iStock

Pour Élise Desaulniers, directrice générale de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), une bonne partie de la population considère les animaux comme des objets qui ont une valeur instrumentale : ils sont mignons, les enfants aiment les flatter et ils sont jolis en photo. Toutefois, dès que des problèmes surviennent, on les mutile (notamment en les dégriffant) ou on s'en débarrasse, en les abandonnant ou en les euthanasiant.

Élise Desaulniers propose une vision utopique du monde où, dans un avenir plus ou moins rapproché, les animaux domestiques seraient traités comme des citoyens qui ont des droits et envers qui nous avons des responsabilités.

Dans cette même vision du monde, les animaux dits liminaires, c’est-à-dire qui cohabitent avec nous, mais qui ne sont pas domestiqués, comme le raton laveur, l’écureuil ou la mouette, seraient considérés comme des résidents permanents. Notre rôle envers eux relèverait de la cohabitation pacifique.

Finalement, nous devrions traiter les animaux sauvages comme des citoyens d’un autre pays. Ils auraient leurs espaces propres, que nous ne devrions pas tenter de pénétrer ou de gérer.

Le livre Zoopolis, très populaire auprès des éthiciens animaliers, détaille en profondeur le fonctionnement de cette société utopique.

Loin du compte

D’ici là, nous devrions avant tout considérer que nous partageons un espace avec nos animaux domestiques plutôt que de dire que nous en sommes les propriétaires. En étant plus à l’écoute de leurs besoins, nous les traiterions comme des êtres égaux, c’est-à-dire des animaux qui sont capables de souffrir, tout comme nous.

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