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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 18 janvier 2019

Lilian Thuram : « Il faut des modèles noirs partout »

Publié le

Lilian Thuram est sur scène lors d'une conférence sur le racisme en Suède, en 2015.
Lilian Thuram est sur scène lors d'une conférence sur le racisme en Suède, en 2015.   Photo : Getty Images / Jonathan Nackstrand

Lilian Thuram est un joueur de soccer retraité qui a été élevé au rang de héros national lors de la demi-finale de la Coupe du monde de 1998. Le joueur noir, qui a connu du racisme au cours de sa carrière, comprend le poids politique qu'occupe le soccer en France et il compte bien s'en servir.

Après la victoire de 1998, on a célébré l’équipe « black-blanc-beur » et on l'a perçue comme un symbole de la réussite de l’intégration des différentes communautés culturelles en France, mais dès que la performance de l’équipe a vacillé, dans les années 2000, plusieurs joueurs ont recommencé à faire l’objet d’insultes racistes.

« Est-ce qu’il y a du racisme dans la société? Oui. Est-ce que le foot fait partie de la société? Oui. Donc, dans le foot, il y a du racisme, dit sans détour Lilian Thuram. Lorsque j’étais joueur de foot en Italie, il y a des supporteurs qui faisaient le bruit du singe. Mais moi, la chance que j’ai, c’est que je comprends les mécanismes du racisme. Alors, je ne subis pas le racisme. »

L’éducation pour changer le monde

À sa retraite, en 2008, Lilian Thuram a mis tout en œuvre pour accomplir son rêve d’enfant, c’est-à-dire changer le monde. Il s’y est pris en créant la fondation Éducation contre le racisme, dont la mission est entre autres de valoriser l’histoire noire afin de donner aux jeunes des modèles de toutes les sphères de la vie publique.

C’est que le sportif a lui-même, lorsqu’il était jeune, été grandement influencé par Marius Trésor, membre de l’équipe nationale de soccer et Guadeloupéen. « Vous vous projetez plus facilement dans des personnes qui vous ressemblent, explique-t-il. Et il faudrait des modèles partout, et pas seulement dans le sport. »

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