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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 9 novembre 2018

Perdre son loyer : un déracinement physique et social

Publié le

Un bloc d'habitations en noir et blanc.
Les condos anonymes du centre-ville de Montréal sont parfois le théâtre de drames humains.   Photo : iStock / Montage : Amarilys Proulx

« Ils sont en train de chasser les pauvres du Plateau-Mont-Royal ». Alain Saint-Georges, concierge évacué du 1150, rue Marie-Anne pour insalubrité, raconte à Gabrielle Côté qu'il a non seulement perdu un toit et un milieu de vie, mais surtout une communauté tissée serrée et des services de proximité.

L'immeuble où Alain Saint-Georges habitait n’a en effet rien des à condos luxueux qui l’entourent. Au fil du temps, l’état des lieux s'est même dégradé de manière effarante : infiltrations d’eau, moisissures, coquerelles, bris du chauffe-eau... L'immeuble est maintenant inhabitable, mais c’est tout de même un endroit où le concierge a passé de belles années de sa vie.

Maintenant relocalisé dans un hôtel du centre-ville de Montréal avec une dizaine d’autres anciens occupants du 1150, rue Marie-Anne, Alain Saint-Georges se remémore avec nostalgie et déception les bons moments passés. « C’était merveilleux la fin de semaine. On se donnait rendez-vous, tout le monde préparait un plat, on s’installait dehors dans la cour, on prenait un verre de vin, on se parlait; tout le monde était ami. »

« J’aurais aimé qu’on se retrouve un immeuble ensemble, conclut-il. On s'est échangé nos numéros de téléphone. »

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