Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 2 novembre 2018

Mourir dans l'indifférence : le triste cas d'André

Publié le

Une photo en noir et blanc d'André Barrette, lors d'un souper des employés du théâtre Espace libre.
André Barrette a travaillé à l'entretien ménager du théâtre Espace libre pendant de nombreuses années.   Photo : Espace Libre

André vivait seul. Il n'avait pas de famille et avait peu d'amis. Lorsque la chroniqueuse Laïma A. Gérald a appris la mort de ce voisin avec qui elle avait déjà travaillé au théâtre Espace libre, un mois s'était déjà écoulé depuis le moment fatidique. Une foule de questions se bousculent alors en elle : « Qui s'est occupé de récupérer son corps? Comment est-il mort? Est-ce qu'il a eu des funérailles? »

C’est que la solitude d’André était palpable. « On a tous cette personne-là dans notre vie, résume-t-elle. Quelqu’un qu’on ne connaît pas tant que ça, mais qui est toujours content de nous voir. Souvent plus content qu’on ne l’est soi-même... »

Lorsqu’elle apprend elle aussi la nouvelle, Marthe Boulianne, de l’Espace libre, tente de retrouver les traces d’André, pour récupérer le corps. Ce dernier n’avait pas été réclamé. Elle décide donc de récupérer l’urne et de lui rendre hommage dans le théâtre où il a passé une bonne partie de sa vie, à faire l’entretien ménager.

L’histoire d’André est loin d’être rare. Et dans cette situation, le défunt reste sous la jurisdiction du Bureau du coroner du Québec, au cas où quelqu’un se déciderait un jour à le réclamer. La liste de ces personnes, lorsqu’elles sont identifiées, se trouve d’ailleurs sur le site web de l’institution gouvernementale et est accessible à tous.

Chargement en cours