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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 14 septembre 2018

Anxiété et perte du filet social : le travail autonome n'est pas qu'une partie de plaisir

Publié le

Un ordinateur, un téléphone portable, des lunettes de soleil et un chapeau : quand les travailleurs autonomes traînent le boulot jusqu'à la plage.
Le travail autonome gagne en popularité, mais à quel prix?   Photo : iStock

« Fais ce que tu aimes et tu vas travailler comme un malade, tous les jours de ta vie, sans te mettre de limites et en prenant beaucoup trop les choses à cœur ». C'est le constat que fait Jean-Philippe Baril-Guérard et plusieurs membres de sa génération qui sont, par choix ou par nécessité, travailleurs autonomes.

Dans une tirade dans laquelle il explique la fatigue qu’il accumule en tant que pigiste, le chroniqueur, auteur, metteur en scène et acteur déplore l’effritement du filet social pour une génération à qui l’on a vendu le rêve de la flexibilité comme une utopie, alors que la réalité est beaucoup plus complexe. En effet, pour bien des pigistes qui peinent à arrondir leurs fins de mois, l’accès au chômage, à des assurances, à des vacances et à des congés de maladie relève aussi de l’utopie.

Il dénonce par le fait même certaines publicités, dont celles de Desjardins, qui vantent les vertus du travail sept jours sur sept, « parce qu’on est passionné », au détriment des emplois qui procurent plus de stabilité. « Ceux qui rêvent de couper dans le filet social pour les travailleurs doivent se délecter en ce moment », conclut-il avec lassitude.

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