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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 14 juin 2019

En ville comme à la campagne, la femme seule ne devrait pas avoir peur

Publié le

Une femme approche son refuge dans la forêt.
Les femmes devraient se sentir en sécurité en tout temps, même si elles sont seules.   Photo : iStock

En demandant constamment « T'as pas peur? » aux femmes qui vont jogger le soir, qui marchent seules dans une ruelle ou qui préfèrent la solitude en forêt, on les infantilise, selon la comédienne Gabrielle Côté.

« Je sais, la question part d'une bonne intention, souligne-t-elle, mais ce qu'on retient, c'est que, comme femme, il n'y aura jamais vraiment d'endroit où on sera safe toute seule. Pas même chez soi. »

Plaidoyer pour un travail de confiance en soi

Sans nier les traumatismes qu'ont certaines femmes à la suite d'agressions dans l'espace urbain ou en nature, Gabrielle Côté propose une ode à l'autonomisation. Dans un texte composé pour l'émission Faites du bruit, elle invite les femmes à se réapproprier leur environnement et à vaincre leurs peurs.

C’est un travail, de bâtir la confiance en soi, pis en l’environnement qui nous entoure;
C’est un travail d’oublier les scénarios de film d’horreur;
De faire taire toutes les voix qui veulent nous convaincre qu’on aurait besoin de protection; Toutes les voix qui réduisent encore une fois nos capacités.

Mais je suis certaine de ce que j’avance.
Pis je vous invite à propager la bonne nouvelle :
La prochaine fois qu’une femme vous dira qu’elle était seule chez elle, en voyage ou dans le bois…

Skippez la première question qui vous brûle les lèvres : « T’as pas peur? »
Elle l’a entendue mille fois.
Elle se l’est probablement répétée dans sa tête.

Skippez-la, et voyez la prochaine question qui pourrait émerger.
La question que vous auriez posée à un gars, mettons.
Demandez-lui ce qu’elle a découvert, ce qu’elle a lu ou vu.

Ça fera de maudites belles conversations, dont on se prive depuis trop longtemps, à force de convoquer le loup dans nos soupers de filles.

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