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Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 12 avril 2019

Enseignant au primaire, un métier qui continue d'être dévalorisé

Publié le

Une rangée de bottes de pluies pour enfant sont affichées, à côté de bricolages et sac à dos d'enfants.
Enseigner à la maternelle et au primaire, c'est travailler fort pour ludifier la pédagogie, un double mandat souvent peu reconnu.   Photo : iStock

Pour qu'un jeune ait envie d'apprendre, les enseignants au primaire intègrent souvent du bricolage dans leur approche pédagogique. Ça ne veut pas pour autant dire que ces personnes ont un « un bac en bricolage », comme le laissent entendre certaines mauvaises langues. Cela signifie surtout qu'elles ont ajouté du bénévolat à leur charge de travail afin de favoriser l'apprentissage chez leurs élèves.

Suzie Bouchard s'est intéressée aux éléments moins reconnus du travail des enseignants et enseignantes, comme le don de soi et l'approche pédagogique spécifique à chaque élève. En discutant avec Maurice Tardif, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, elle réalise que leurs revendications vont beaucoup plus loin que des demandes salariales.

« On pense qu'être enseignant au primaire, c'est du maternage, que tout le monde peut le faire », déplore Maurice Tardif, qui trace un lien direct avec la nature traditionnellement féminine du travail pour expliquer ce préjugé. Cette dépréciation du métier d'enseignant fait que ces derniers sont actuellement relégués au rang d'exécutant, alors que leur expertise leur permettrait d'en faire beaucoup plus.

Spécialistes de la pédagogie

Les enseignants, d'une part, sont des généralistes, c'est-à-dire qu'ils peuvent donner des cours de mathématiques, de français et de sciences dans la même journée. Toutefois, ce sont surtout des spécialistes dans la façon dont on peut intéresser les jeunes à l'apprentissage.

« Même si la manière d'enseigner semble moins noble [qu'au cégep et à l'université], elle est là pour mettre des bases importantes et les gens ne s'en rendent pas nécessairement compte », constate de son côté Alexandre Lavoie, enseignant au primaire, qui milite pour que sa profession soit mieux reconnue.

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