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Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 8 mars 2019

Cordélia Viau : découvrir ses racines à travers une histoire centenaire

Publié le

Un dessin de cour de Sam Parslow et Cordélia Viau datant de mars 1899 et publié dans le journal Le Soleil de l'époque.
Sam Parslow et Cordélia Viau ont été reconnus coupables du meurtre d'Isidore Poirier, le mari de Cordélia Viau. Ils ont été condamnés à mort par pendaison, qui a eue le lieu le 10 mars 1899, devant une foule d'environ 2000 personnes.   Photo : Le Soleil, 1899 / Bibliothèques et Archives nationales du Québec

Cordélia Viau a été reconnue coupable du meurtre de son mari, puis a été pendue le 10 mars 1899, dans la petite municipalité de Sainte-Scholastique. Fascinée par cette histoire, la journaliste Sasha Campeau retrace, 120 ans après les faits, la vie de cette femme aux mœurs atypiques pour l'époque. Elle réalise ainsi qu'elle a plus en commun avec cette criminelle qu'elle aurait initialement pu le croire.

La pendaison a été un spectacle couru et aurait attiré jusqu’à 2000 personnes, selon les journaux locaux qui ont couvert l’affaire. On dit même que John D. Rockefeller – le premier milliardaire de l’époque contemporaine – avait acheté des billets pour assister à l’événement.

Sasha Campeau émet l'hypothèse que c'est la différence de Cordélia Viau (elle était instruite, travaillait en échange d'une rémunération et ne faisait pas le ménage) qui a mené à la sévérité de son châtiment. Toutefois, un autre élément qui aurait contribué à la fascination du public pour le sort de cette meurtrière de 34 ans est que les pendaisons, particulièrement celles de femmes, étaient assez rares au Canada.

Selon un répertoire des condamnés à la peine de mort au Canada produit par les Archives nationales du Canada, seulement 11 femmes auraient connu ce sort dans l’histoire du pays jusqu’à l’abolition de la peine de mort, en 1976.

Histoires croisées

En faisant ses recherches, Sasha Campeau s’est rendu compte qu’une partie de sa famille était originaire de Sainte-Scholastique, tout comme Cordélia Viau. Encore plus surprenant, la journaliste a appris en parlant à son grand-oncle que son arrière-grand-père aurait assisté à ce sordide spectacle, alors qu’il n’était âgé que de 7 ans.

« C’était un événement rare, hors du commun, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que si cette affaire a suscité autant de curiosité, autant de retentissement, c’est parce que Cordélia Viau dérangeait. C’était une femme atypique qui, dans le fond, est peut-être née 100 ans trop tôt », conclut-elle.

La Patrie (édition du soir) - 10 mars 1899. by Radio-Canada on Scribd

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