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Les producteurs de fraises sur le qui-vive

Facteur matinal

Avec Barbara Leroux

En semaine de 6 h à 9 h

Les producteurs de fraises sur le qui-vive

Rattrapage du mardi 9 juin 2020
Une femme et deux hommes remplissent des paniers de fraises, accroupis près des plants.

Des travailleurs étrangers dans un champ de fraises du Québec.

Photo : Radio-Canada

Début de printemps frisquet et travailleurs étrangers qui arrivent au compte-gouttes, tous les éléments sont réunis pour que les producteurs de fraises et de framboises soient sur le qui-vive. L'été apporte cependant son lot de bonnes nouvelles : la chaleur se pointe et la main-d'oeuvre aussi, mais peut-être pas aussi rapidement et en aussi grand nombre qu'espéré.

En entrevue à Facteur matinal, le président de l'Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec, David Lemire, conservait un certain optimisme quant à l’allure de la saison des petits fruits au Québec.

Les gels du printemps nous ont fait peur, mais la semaine de canicule a donné un grand coup de main et les producteurs ont pu commencer à sortir des fraises, résumait-il.

D'ailleurs, ces fraises étaient fort attendues puisque M. Lemire constate une hausse des ventes en comparaison avec la même période l’an dernier.

Les fruits seront au rendez-vous, mais les travailleurs étrangers, essentiels à la bonne marche des récoltes, se pointent en nombre limité en raison des difficultés de voyager générées par la pandémie.

En moyenne, 50 % à 60 % des travailleurs sont arrivés, mais c’est inégal, précise M. Lemire, propriétaire de la Ferme horticole Gagnon de Trois-Rivières. Chez nous, j’ai 70 % de ma main-d’oeuvre, mais ailleurs parfois c’est 30 %.

Les efforts combinés des producteurs et du gouvernement fédéral ont fait débloquer de nombreux dossiers. D’autres travailleurs sont cependant attendus et le temps commence à manquer. Les besoins vont s'accroître à la fin du mois de juin.

Actuellement, ce n’est pas la grosse période de récolte. Mais on espère qu’ils [les travailleurs étrangers] vont arriver bientôt parce qu’ils doivent être en isolement pendant 14 jours.

David Lemire, président de l'Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec

En attendant, M. Lemire salue la décision de Québec de permettre l’autocueillette. Certains agriculteurs n’utilisent que ce mode de récolte. Une interdiction aurait été catastrophique pour eux. Ces producteurs ne peuvent cependant pas bonifier l’expérience avec de l’animation ou des modules de jeux pour les enfants comme à l’habitude. Les familles peuvent tout de même faire le plein de petits fruits là où c’est permis.

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