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Facteur matinal

En semaine de 6 h à 9 h

L'industrie touristique, au bord du gouffre, demande une aide d'urgence

Rattrapage du mercredi 3 juin 2020
Une chaise installée sur le bord d'un lac au coucher de soleil.

Une chaise installée sur le bord d'un lac au coucher de soleil.

Photo : iStock

L'industrie du tourisme au Québec demande 600 millions de dollars pour permettre la survie de ses différentes entreprises.

Le tourisme est l’une des industries qui connaît le plus d’impacts et qui va prendre le plus de temps à se relever, a soutenu le président de Tourisme Mauricie, Donald J. Desrochers, en entrevue à Facteur matinal.

Les entrepreneurs touristiques ont fait comme les autres, ils ont contracté des prêts pour passer à travers la crise. Ce que nous demandons à Québec, ce n’est pas un chèque en blanc, mais qu’il nous vienne en aide pour nos frais fixes, comme le loyer et l’électricité.

Le président de Tourisme Mauricie, Donald J. Desrochers

Donald J. Desrochers a rapporté que le tourisme représente 120 000 emplois et des revenus fiscaux annuels de près de 2 milliards de dollars au Québec.

Nous ne sommes pas une industrie qui a normalement besoin d’aide. 600 millions de dollars, ce n’est peut-être pas disproportionné si on parle de revenus 2 milliards de dollars par année.

Même si les Québécois étaient nombreux à passer leurs vacances au Québec cet été, il est fort probable que la saison touristique ne puisse être rentable cette année.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec est en négociations avec la ministre du Tourisme, Caroline Proulx.

On en aura pas ou peu, il y aura peut-être une relance au mois d'octobre, mais on ne le sait pas et les meetings qu’on a avec les dirigeants, c’est pratiquement nul. On va se tourner vers un tourisme au niveau du Québec qui tranquillement va se relancer. Là, il faut que tout le monde on arrive à passer nos coûts fixes. On a eu un mois de mai et un mois de juin qui sont complètements nuls au niveau des activités touristiques, donc avec des périodes des pertes de revenus d’environ 90 %.

Québec a déjà annoncé une première phase de déconfinement de l'industrie touristique, avec l'ouverture des campings et des parcs régionaux notamment, mais les phases subséquentes restent à venir.

Plusieurs pans du secteur touristique, comme la restauration et les gîtes, attendent toujours un échéancier.

Le propriétaire de la Seigneurie du Triton en Haute-Mauricie, Nicolas Bernard, estime que la perte des touristes européens par exemple, fera mal à l'industrie cet été.

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