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Barbara Leroux
Audio fil du mardi 5 novembre 2019

Le Québec plaque tournante de la prostitution juvénile : « ça fait 40 ans que je dis ça », dénonce le spécialiste Michel Dorais

Publié le

La silhouette d'une femme qui porte des talons hauts.
Pour lever le voile sur la prostitution juvénile, une commission parlementaire transpartisane s'est ouverte le 4 novembre à Québec.   Photo : iStock

Une commission parlementaire s'est ouverte lundi à Québec sur la prostitution juvénile. Les députés espèrent dresser le portrait de cet enjeu et ses conséquences sur la vie adulte des victimes.

Au micro de l’émission Facteur matinal, le professeur titulaire à la Faculté des Sciences sociales de l'Université Laval, Michel Dorais a expliqué que le Québec est devenu une plaque tournante de l'exploitation sexuelle de mineurs au Canada. Ça fait 40 ans que je travaille sur le sujet et ça fait 40 ans que je dis ça.

On voit Michel Dorais, de face, prenant place au bar L'Barouf
Michel Dorais, sociologue à l'Université Laval Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Il sera devant les membres du comité cet après-midi. Il insiste sur la nécessité de la prévention dans tous les milieux. C’est sûr que c’est bien de sortir les jeunes quand ils sont déjà dedans, mais s’ils ne pouvaient pas tomber avec tous les traumatismes que ça occasionne la prostitution et l’exploitation sexuelle, ce serait encore mieux.

Le français qui isole les victimes

C’est entre autres la barrière de la langue qui aiderait les proxénètes à coincer leurs victimes. On parle souvent français ici, et souvent les jeunes, les envoyer aux États-Unis ou au Canada anglais, ça les désoriente parce qu’ils ne maîtrisent pas la langue. C’est encore plus difficile de se déprendre des griffes des proxénètes.

Selon monsieur Dorais, les adultes aussi devraient se sentir concernés par cette problématique. Il ne faut pas oublier que les proxénètes et les clients, c’est plus souvent qu’autrement des adultes, des hommes adultes. Il y a de l’éducation sexuelle à faire de ce côté-là, pas seulement dans les écoles.

Le professeur souligne que les jeunes garçons sont aussi vulnérables que les jeunes filles.

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