Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Barbara Leroux
Audio fil du lundi 9 septembre 2019

Mariage forcé d'une adolescente de Victoriaville annulé : Djemila Benhabib commente

Publié le

Deux personnes le jour de leur mariage
Deux mariés se tiennent la main.   Photo : iStockPhoto

Un article de La Presse relate comment une jeune fille de Victoriaville a réussi à échapper à un mariage forcé avec un homme contrôlant qu'elle n'aimait pas en se réfugiant au domicile d'une amie.

L’écrivaine et militante pour le droit des femmes Djemila Benhabib a admis au micro de Facteur matinal qu’elle avait eu des sentiments partagés à la lecture de cette histoire.

Un sentiment d’horreur d’abord, mais aussi une vive admiration pour cette adolescente qui n’a que 16 ans et qui a tenu tête à sa famille et à son fiancé, a-t-elle confié. De l’admiration aussi pour les autorités, pour le juge qui a reconnu la liberté de conscience de cette enfant, son droit à choisir son mari et à porter (ou non) le voile.

Que ce soit au Québec ou en Algérie, Djemila Benhabib a passé sa vie à militer en faveur de la laïcité.
Que ce soit au Québec ou en Algérie, Djemila Benhabib a passé sa vie à militer en faveur de la laïcité. Photo : Radio-Canada/Radio-Canada/Olivier Lalande

Celle qui s’est notamment fait connaître avec la parution du livre Ma vie à contre-Coran a réitéré l’importance pour elle que l’État protège les plus faibles. Ici, c’est l’adolescente, a-t-elle souligné, en précisant la force de caractère dont cette dernière a fait montre.

Djemila Benhabib a affirmé avoir rencontré au Québec plusieurs femmes qui avaient été forcées de se plier aux volontés de leur famille et de marier un homme qu’elle n’avait pas choisi. Des femmes mariées à 12, 13, 14 ans.

Elle croit que la clé pour éviter d’autres histoires comme celle-là passe par l’éducation des policiers et des intervenants sociaux, mais aussi par la réaffirmation dans la société québécoise de l’émancipation des femmes et du principe d’égalité des sexes.

Chargement en cours