Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Christian Bégin
Audio fil du samedi 28 juillet 2018

L’aquaponie pour atteindre l’autonomie alimentaire

Publié le

Maquette illustrant une ferme aquaponique de l'entreprise Écosystèmes alimentaires urbains
Maquette illustrant une ferme aquaponique de l'entreprise Écosystèmes alimentaires urbains   Photo : Écosystèmes alimentaires urbains

L'entreprise Écosystèmes alimentaires urbains (ÉAU) utilise l'aquaponie pour aider des communautés de toutes sortes dans leur quête d'autonomie alimentaire. Ce système ingénieux permet d'élever des poissons et de cultiver des plantes en utilisant un minimum de ressources. Il s'agit d'une solution locale à des enjeux globaux, soutiennent Olivier Demers-Dubé et Émilie Nollet, cofondateurs de l'entreprise ÉAU.

« Souvent, on est contacté par des communautés qui sont dans des zones non productives. Ça peut être des déserts alimentaires dans les villes, mais on peut aussi penser aux déserts nordiques », explique Émilie Nollet. Les communautés nordiques éloignées s’intéressent particulièrement à l’autonomie alimentaire, puisque le coût de leur panier d’épicerie est directement influencé par des facteurs extérieurs, comme le cours du pétrole.

« C’est bien que des communautés prennent en charge leur autonomie, surtout quand certaines [d’entre elles] ont vu leur mode de vie changer de manière forcée et [qu’elles] doivent se réapproprier leur alimentation dans un processus respectueux de leurs traditions », indique-t-elle. L’entreprise ÉAU travaille notamment avec des communautés cries de la baie d’Hudson.

Qu’est-ce que l’aquaponie?

Le terme « aquaponie » vient de la contraction des mots « aquaculture » et « hydroponie ». Il s’agit d’un système de production alimentaire en circuit fermé, comme une boucle. La première partie du circuit est consacrée à l’élevage de poissons et la deuxième, à la culture de plantes.

Il faut d’abord nourrir les poissons, qui produiront des rejets. Les bactéries dans l’eau décomposeront ensuite ces rejets et les transformeront en compost pour les plantes. Les racines de ces plantes redonneront finalement une eau purifiée aux poissons.

« Ça fait très longtemps que l’être humain a compris le potentiel de symbiose entre les poissons et les plantes », explique Olivier Demers-Dubé. Il affirme que la civilisation aztèque utilisait une technique très proche de l’aquaponie moderne, il y a plus de 600 ans.

L’aquaponie permet de produire des fruits, des légumes et des poissons, quelles que soient les conditions climatiques. L’entreprise ÉAU élève principalement la truite arc-en-ciel, mais également l’omble chevalier et la perchaude. L’entreprise souhaite être en mesure d’élever aussi le doré d’ici cinq ans.

Chargement en cours