Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Olivier Mercure
Enfin Samedi
Audio fil du samedi 5 octobre 2019

Contre les effets de la mode rapide, les consommateurs peuvent agir!

Publié le

Des piles de vêtements de couleur gris sont dans un entrepôt.
Des vêtements et des morceaux de tissus en attente d'être mis au recyclage.   Photo : iStock / azmaners

Selon le Conseil du recyclage de l'Ontario, chaque année, on compte 37 kilos de vêtements jetés par personne au Canada et 9,5 millions de tonnes de vêtements finissent à la décharge dans toute l'Amérique du Nord.

L'industrie du vêtement est maintenant au deuxième rang des facteurs de pollution sur la planète, après le pétrole, d'après une étude de l'ONG Fondation Ellen MacArthur. La production des vêtements est responsable de l'émission de 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an, autant que les émissions combinées des transports aériens et maritimes.

En plus de générer des tonnes de déchets et d'émissions de gaz à effet de serre, la surconsommation de vêtements a aussi des conséquences sociales. L'industrie textile emploie des millions de travailleurs au Bangladesh, au Pakistan, en Inde et en Chine. Ces ouvriers, qui sont à plus de 80 % des ouvrières, travaillent dans des conditions de sécurité des plus hasardeuses, pour des salaires qui ne correspondent même pas au minimum de subsistance de ces pays en développement.

La faillite partielle récente de la chaîne de mode rapide Forever 21 montre un changement de mentalité et d'attitude des consommateurs par rapport à la mode rapide, ces vêtements bon marché dont la durée de vie est en général très courte.

L'organisme Fashion Takes Action, basé à Toronto, organise la conférence WEAR (World Ethical Apparel Roundtable) où les principaux acteurs de l'industrie et les consommateurs réfléchissent ensemble à des solutions.

Fashion Takes Action organise aussi des ateliers dans les écoles avec le programme My Clothes, My World pour sensibiliser les jeunes au cycle de production des vêtements et à ses impacts sociaux et environnementaux.

Les milléniaux et la génération Z sont des générations qui sont de plus en plus conscientisées à une mode durable. Le pourcentage de consommateurs prêts à acheter des vêtements de seconde main est passé de 57 % en 2013 à 72 % en 2018

Marie-Pier Guillot, animatrice d'ateliers de Fashion Takes Action dans les écoles

Certains acteurs de l'industrie prennent conscience de l'importance de choisir la mode durable. C'est le cas de Léonie Daignault-Leclerc, une designer de mode qui a décidé de ne créer que des vêtements responsables. Elle vient d'écrire le livre Pour une garde-robe responsable, aux éditions La Presse, pour aider les consommateurs à se poser les bonnes questions avant d'acheter un vêtement. Et, selon elle, le potentiel de changement est entre les mains des consommateurs.

Dans l'industrie de la mode, comme dans les autres industries, les fabricants répondent à la demande. Donc s'ils voient que les consommateurs se tournent vers une approche plus éthique de la mode, ils n'auront pas le choix de changer

Léonie Daignault-Leclerc, auteure du livre Pour une garde-robe responsable

Chargement en cours