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Détecter la COVID-19 dans les eaux usées en Mauricie et au Centre-du-Québec

En direct

Avec Barbara Leroux

En semaine de 15 h à 18 h

Détecter la COVID-19 dans les eaux usées en Mauricie et au Centre-du-Québec

Rattrapage du mardi 12 janvier 2021
Deux chercheurs au travail dans un laboratoire.

L'analyse en laboratoire d'échantillons d’eaux usées permettrait de déceler la présence de la COVID-19 dans une communauté avant l’apparition de symptômes chez les résidents.

Photo : Radio-Canada

Des chercheurs universitaires analysent actuellement les eaux usées des villes de Montréal, Laval et Québec pour y détecter la COVID-19. Bientôt, la Mauricie et le Centre-du-Québec feront aussi partie de cette recherche.

D’ici quelques semaines, le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) va commencer à analyser quotidiennement les eaux usées de Shawinigan, tandis que des chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s'occuperont de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec.

Les échantillons ont le potentiel de démontrer quand le virus circule davantage ou s'affaiblit dans la population.

C’est un outil supplémentaire qui sera à la disposition de la santé publique et qui donnera un indice à savoir s’il y a de la COVID-19, si ça augmente ou si ça baisse, a expliqué la directrice générale du CNETE, Nancy Déziel, en entrevue à l’émission En direct.

Elle souligne que les résultats sont examinés par secteur, ce qui peut donc permettre aux autorités de la santé d’intervenir à des endroits plus précis.

Par exemple, à Shawinigan, les eaux usées qui arrivent à cinq usines de traitement associées à différents quartiers de la Ville seront étudiées.

Nancy Déziel souligne qu’un autre grand avantage est que le virus peut rapidement être détecté dans les eaux usées, avant même l’apparition des symptômes.

Quand on est en contact avec le virus, tout de suite, quand on commence à le combattre, on l’élimine et ça va dans les eaux usées, dit-elle. Le coronavirus se retrouve dans les selles des personnes infectées.

La directrice générale du CNETE croit que cet outil pourrait servir dans l'éventualité d'une autre vague de COVID-19 ou pour détecter un autre virus.

D’ici 2 à 3 semaines, l’équipe du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales commencera à analyser des échantillons, et ce durant 6 mois.

Ces travaux sont financés à hauteur de 50 000 $ par le CNETE. Le centre a aussi reçu 100 000 $ du Fonds de recherche du Québec.

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