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En direct

Avec Barbara Leroux

En semaine de 15 h à 18 h

Attente anxiogène pour les professeurs qui devront quitter leur classe en zone rouge

Rattrapage du lundi 5 octobre 2020
Répond aux questions de la journaliste.

Le président du syndicat des professeures et des professeurs du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier

Photo : Radio-Canada

Les professeurs du Cégep de Trois-Rivières réagissent avec une certaine inquiétude à l'annonce faite lundi par la ministre de l'Enseignement supérieure, Danielle Mc Cann, de suspendre les classes en présence pour favoriser l'enseignement à distance dans les zones rouges. Cette directive entrera en vigueur jeudi.

Le président du Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier, appréhende le moment où la Mauricie passera de la zone orange à la zone rouge, cette période où les enseignants devront donc quitter leurs classes.

Actuellement, il note qu’environ la moitié des cours se passent en classe et l’autre moitié en télé-enseignement. Or, ceux qui devront quitter leurs classes sont inquiets.

Ce qui est préoccupant, c’est l'attente, a commenté M. Fournier lundi à l'émission En direct.

À quel moment devrons-nous faire la transition? Combien de temps aurons-nous pour se préparer? Est-ce que ce sera instantanément lorsque nous tomberons en zone rouge? Est-ce que ce sera demain? Dans une semaine? Dans un mois?

Jean Fournier, président du Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières

M. Fournier fait valoir que ces questionnements sont anxiogènes pour bon nombre de professeurs, d’autant plus que le matériel requis pour l’enseignement à distance n’est pas encore complètement disponible.

Certains élèves n’ont pas accès à la technologie, certains enseignants non plus.

Il reste encore quelques profs qui n’ont pas reçu de portables, mais cela devrait se résorber à court terme, dit-il.

Il espère que les professeurs seront bien épaulés par la ministre McCann.

Il faut se rappeler que la transmission du savoir, c'est un fondement de notre société. Si on ne peut pas le faire comme nous le faisons habituellement, d'une part c’est un sacrifice de savoir au niveau de notre projet collectif, mais d’autre part, qui a la pression? C’est le professeur, dit-il. Il est extrêmement difficile de sacrifier des parties de la matière, des savoirs et des techniques qu'on ne pourra pas bien transférer.

Pour le moment, plusieurs questions restent sans réponse, fait-il valoir, ce qui fait du contexte actuel un contexte éminemment insécurisant.

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