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Le non-respect des consignes sanitaires est-il inévitable?

Du côté de chez Catherine

Avec Catherine Perrin

Le dimanche de 14 h à 16 h
(en rediffusion à 22 h)

Le non-respect des consignes sanitaires est-il inévitable?

Deux amies se tiennent très proche dans un parc.

Le non-respect des mesures en vigueur serait en augmentation depuis le 30 mars dernier.

Photo : getty images/istockphoto / AntonioGuillem

Un sondage Léger révèle que 39 % de l'ensemble des Canadiens dit ne pas avoir respecté au moins une des mesures sanitaires. Daniel Weinstock, philosophe et professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université McGill, ne s'en étonne pas. « Si on nous imposait des règles trop strictes pendant trop longtemps, on va avoir du mal à respecter ces règles, même avec la meilleure volonté du monde », dit-il. Selon lui, il faut trouver un équilibre pour assouplir les règles à un point qui est viable à moyen et à long termes.

Je pense qu’il est important que le gouvernement nous donne des directives qui nous permettent de nous rallier autour de règles communes qui sont vivables, dont on comprend la logique, mais qui aussi reconnaissent que les gens ne peuvent pas mettre sur la glace leurs relations avec leurs êtres chers pendant des mois et des mois.

Daniel Weinstock, philosophe et professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université McGill

Le philosophe souligne également l’hypocrisie de certaines personnes qui incarnent l’autorité publique et qui enfreignent elles-mêmes leurs propres règles de distanciation physique. On peut par exemple penser à Doug Ford, qui a enfreint de son propre aveu la consigne consistant à restreindre à cinq personnes les rassemblements lorsqu'il a accueilli ses quatre filles chez lui pour la fête des Mères. « Outre la question du gros sens des règles, il y a aussi la question de l’hypocrisie de ces gens qui se sont permis de faire une exception par rapport à des règles que les autres essaient de respecter tant bien que mal », explique Daniel Weinstock.

Le professeur conclut en disant que la règle des deux mètres de distance entre les personnes est assez facile à appliquer et que c’est une manière de recommencer à vivre : « Plutôt que de se priver de toute interaction, on va s’imposer de le faire à deux mètres. C’est notre manière de s’approprier notre propre responsabilité face à la sécurité publique. »

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