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Urgences bondées : la faute à « Dr Google »?

Du côté de chez Catherine

Avec Catherine Perrin

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Urgences bondées : la faute à « Dr Google »?

Plan rapproché de la main d'un docteur qui ausculte un patient avec un stéthoscope.

Un docteur ausculte un patient avec un stéthoscope.

Photo : iStock

Alors que des urgences enregistrent des taux d'occupation dépassant parfois les 100 %, plusieurs professionnels et professionnelles de la santé dénoncent une situation qui n'aide en rien leur fardeau : tous les jours, ils et elles se retrouvent avec une patientèle qui lui demande des examens ou des traitements inutiles au vu de son état. Discussion avec trois spécialistes du domaine de la santé.

Le 20 décembre dernier, le Dr Eric Schlader, chirurgien orthopédique, répondait à une chronique d’Yves Boisvert portant sur la pertinence médicale dans une lettre ouverte publiée dans La Presse. (Nouvelle fenêtre)

« Quand [les patientes et patients] entrent dans notre bureau, ils ont fondé énormément d’espoir sur ce qu’on pourrait faire pour eux. [...] Je comprends leurs attentes, je comprends qu’ils ont essayé un paquet de choses avant de venir nous voir. Et quand ils arrivent dans notre bureau et qu’on a une solution à leur offrir, la discussion est très facile », explique le Dr Schlader.

La situation se complique toutefois lorsque le médecin constate que la chirurgie n’est pas la solution à leurs problèmes, mais qu'un changement profond de mode de vie s'impose, comme c’est souvent le cas.

De son côté, l’urgentologue Gilbert Boucher montre du doigt ce qu'on surnomme « Dr Google » : « On se bat contre toute cette appréhension qui a été bâtie avant qu’ils nous rencontrent. »

Il désamorce la situation en discutant avec les patients et patientes pour leur donner confiance. Toutefois, à l’urgence, le temps est une denrée rare.

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, se porte quant à lui à la défense de la patientèle.

« Ça ne semble pas se confirmer dans les faits que c’est à cause des patients qu’on est pris, dit-il. Il y a des études qui indiquent aussi que les médecins regardent de plus en plus leur écran et de moins en moins leurs patients. Il y a des solutions à ça : regarder, parler et donner confiance au patient. À l’urgence, on a moins le temps de faire ça. Si on n’a pas confiance envers le médecin, c'est possible que le patient lui dicte – et à tort – ce qu’il veut. »

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