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La chasse à l’heure du Beyond Meat

Du côté de chez Catherine

Avec Catherine Perrin

Le dimanche de 14 h à 16 h
(en rediffusion à 22 h)

La chasse à l’heure du Beyond Meat

Audio fil du dimanche 8 septembre 2019
Un chevreuil mâle durant la chasse à l'automne.

Un chevreuil mâle durant la chasse à l'automne.

Photo : getty images/istockphoto / ricardoreitmeyer

Alors que la saison de la chasse s'ouvre dans plusieurs secteurs de la province, des enjeux touchant directement sa pratique prennent de l'ampleur, notamment la défense des droits des animaux, la montée du véganisme et le débat autour de la possession d'armes à feu. Révolue, l'époque où le chasseur attachait fièrement sa prise sur le capot de sa voiture? Discussion avec trois chasseurs de différentes générations.

La chasse évolue aussi au rythme des changements sociaux. Par exemple, on apprend que les femmes occupent une place de plus en plus prépondérante dans les forêts à l’automne. « J’ai même converti ma copine il y a quelques années, et elle fait maintenant partie intégrante de notre bande de chasse. Mais il y en a toujours eu dans mes groupes », explique Alexandre Lapointe.

Or, face au mouvement végane, la chasse perd-elle de la vigueur? Les chasseurs, en particulier les plus jeunes, ressentent-ils une pression à ranger leurs armes?

« Je suis consciente du mouvement autour de la protection des animaux, mais la violence envers les animaux et la chasse, [ce sont] deux mondes différents », soutient Annie Ouellet. « Pour moi, la chasse est un objet de culture; ça fait partie de ma culture », ajoute-t-elle.

Selon Alexandre Lapointe, il y a une idéalisation de la forêt.

La nature, c’est le chaos. Il y a la moitié du règne animal qui essaie de manger l’autre, si je caricature. Le discours de la cruauté envers les animaux ne vient pas me chercher, parce que les chasseurs que je connais ne veulent pas faire mal à une bête

Alexandre Lapointe

Plus qu’une fierté, abattre l’animal avec précision afin d’épargner ses souffrances relève de l’obligation, précise-t-il.

À l’ère des médias sociaux, les photos de « trophées de chasse », c’est-à-dire l’exposition du cadavre de la bête, font l’objet d’une réflexion avant d’être publiées.

« On ne veut pas qu’il y ait du sang, on ne veut pas s’asseoir sur la bête; on veut la mettre en avant du chasseur », précise Alexandre Lapointe. « C’est d’abord une question de respect pour notre gibier », ajoute Lise Filiatrault, qui s’adonne aussi à la chasse.

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