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Psychothérapie : un service qui se paye comme un autre?

Du côté de chez Catherine

Avec Catherine Perrin

Le dimanche de 14 h à 16 h
(en rediffusion à 22 h)

Psychothérapie : un service qui se paye comme un autre?

Une femme discute avec une psychologue dans le cadre d'une séance de psychothérapie.

Une femme discute avec une psychologue dans le cadre d'une séance de psychothérapie.

Photo : getty images/istockphoto / lorenzoantonucci

« En quoi est-ce si difficile de penser qu'il faut payer? » lance Dre Rachida Azdouz, psychologue et spécialiste des relations interculturelles à l'Université de Montréal. En cette période où l'on parle beaucoup de l'importance de l'accessibilité aux soins de santé mentale, l'argent n'anime pas moins les échanges entre les professionnels du milieu, qui s'interrogent : en quoi leurs services ne seraient-ils pas compatibles avec l'argent?

Catherine Perrin anime cette discussion avec trois psychologues, chacun apportant des éléments éclairants sur l’aspect pécuniaire de leur pratique. Le fait de payer sa séance revêt une dimension symbolique plus profonde qu’on le pense.

[L’argent] fait partie du cadre thérapeutique. […] Pour Freud, ça introduit le principe de réalité dans une relation qui est marquée par l’inconscient.

Dre Rachida Azdouz

La transaction entre le patient et le psychologue remet ainsi les pendules à l’heure : le psy n’est pas un ami. On soulève d’ailleurs que le malaise est beaucoup moins grand à l’égard des avocats ou des médecins, car on a l’impression que les résultats sont plus immédiats. « Il n’y a pas d’antidouleur, et l’expertise, [c’est une] oreille. À ce compte-là, ils se disent : "Je peux me confier à un ami". […] », ajoute Dre Rachida Azdouz.

Tout en soulignant que les psychologues méritent amplement leur salaire, Dre Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, insiste sur la nécessité d’une couverture universelle des soins en santé mentale, comme pour les soins de santé physique. « Au Québec, quand on a un problème de santé et qu’il y a un traitement efficace, on l’offre gratuitement. »

« Il faut donner la possibilité [au plus grand nombre] de personnes possible de pouvoir consulter, parfois même en prévention », souhaite Dr Ghassan El-Baalbaki, professeur et directeur des programmes de cycles supérieurs du Département de psychologie à l’Université du Québec à Montréal.

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