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Du côté de chez Catherine

Avec Catherine Perrin

Le dimanche de 14 h à 16 h
(en rediffusion à 22 h)

Éveiller les consciences avec la désobéissance civile

Audio fil du dimanche 25 août 2019
« Rébellion contre l'extinction », indique une banderole portée par des manifestants.

Les étudiants ont marché par milliers dans les rues de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Touchette

En compagnie de l'artiste Frannie Holder, Catherine Perrin reçoit François Léger Boyer, d'Extinction Rebellion, et Daniel Weinstock, professeur à la Faculté de droit de l'Université McGill, pour parler de désobéissance civile.

Mais qu'est-ce que la désobéissance civile? C’est un geste public de communication, comme la grève, la pétition ou le boycottage. Des gestes qui sont utilisés par les citoyens pour infléchir l’opinion publique.

Par exemple, l’objectif d’Extinction Rebellion (dont fait partie François Léger Boyer) est de forcer les États à agir avec empressement devant l’urgence climatique. Les membres de ce mouvement le décrivent comme non violent.

Cette organisation est née à Londres en octobre 2018, mais elle est déjà présente dans plusieurs pays.

La désobéissance peut provoquer des affrontements musclés avec les forces de l’ordre, mais des citoyens souhaitant éveiller la population à une cause choisissent dans certains cas de désobéir en faisant des gestes absurdes ou anodins.

Daniel Weinstock rappelle le geste de la militante afro-américaine Rosa Parks. Celle-ci s’était fait arrêter après s’être assise dans un autobus sur un siège réservé aux Blancs, un geste banal en apparence, mais impensable en Alabama en 1955.

Technique de résistance

En tant que formateur, François Léger Boyer enseigne donc aux manifestants quelques règles de droit pour leur permettre de poser des gestes en toute connaissance de cause.

Il enseigne aussi des techniques de résistance physique. Sa préférée, il la surnomme la « poche de patate »; c’est quand un manifestant reste volontairement immobile, couché ou assis, mais en étant physiquement le plus mou et lourd possible pour que les forces de l’ordre soient incapables de le faire bouger.

Pour réussir à sensibiliser la population, il faut être judicieux et bien choisir ses causes. Les chances de succès sont plus grandes si la cause sert le bien d’un plus grand nombre. Aussi, un geste qui contrarierait la majorité pourrait desservir la cause qu’on défend. À cet égard, Daniel Weinstock souligne l’impopularité de manifestants qui bloquent une route ou un pont.

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