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Dessine-moi un été

Avec Franco Nuovo

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

La justice virtuelle est la voie de l’avenir, selon l’ex-juge Louise Otis

Louise Otis sourit pendant qu'elle accorde une entrevue à ICI Première.

Louise Otis, pionnière de la médiation au Québec, voit d'un bon œil l'avènement de la justice virtuelle.

Photo : Radio-Canada / Coralie Mensa

« Je pense que ça va être la voie. [...] On s'en va vers une justice où au moins 50 % des auditions, maintenant, vont être virtuelles », affirme Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec. Celle qui a été l'instigatrice de la médiation judiciaire au Québec explique que la pandémie de COVID-19, qui a considérablement ralenti le processus judiciaire depuis des mois, aura au moins eu l'effet positif de montrer qu'il est possible de faire de la médiation et d'administrer la justice par cette voie plutôt que par la voie traditionnelle.

« J’ai accepté de faire de la médiation virtuelle avec des parties dans une cause qui était extrêmement complexe, très sensible et très délicate, et ça marche. J’ai été étonnée moi-même. Il suffit de s’adapter », dit la juriste de renommée internationale.

Si elle concède qu’elle entretenait une certaine méfiance au départ au sujet de la visioconférence, Louise Otis s’est rapidement aperçue que les limites de cette technologie pouvaient être surmontées.

Pour moi qui enseigne la médiation, le langage corporel, la gestuelle, comment interpréter les silences et comment interpréter les mouvements des parties dans une salle, j’avais des doutes. Mais ça fonctionne.

Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec

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