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Andre Robitaille
Audio fil du samedi 17 août 2019

À la rencontre de la nation atikamekw avec Eruoma Awashish

Publié le

Eruoma Awashish et sa fille dans l'atelier
Eruoma Awashish et sa fille dans l'atelier   Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Deux choses distinguent la nation atikamekw : sa langue restée très vivante et le travail de l'écorce. Eruoma Awashish, artiste atikamekw en arts visuels, explique les particularités de ce très dynamique peuple autochtone, de la famille algonquienne, établi en Haute-Mauricie.

La langue atikamekw

Eruoma Awashish mentionne que 95 % des Atikamekw parlent encore couramment l’atikamekw. C’est l’une des langues autochtones les plus vivantes au Canada.

Cela s’explique par le fait que la communauté est isolée des grands centres urbains, mais également parce que les enfants apprennent la langue atikamekw à l’école. De la maternelle à la 3e année du primaire, toutes les matières sont enseignées en atikamekw.

Le peuple de l’écorce et de la forêt

Eruoma Awashish raconte que la nation atikamekw est surnommée « le peuple de l’écorce », car les Atikamekw étaient reconnus pour la fabrication de canots d’écorce.

L’artisanat est beaucoup valorisé et ancré dans nos traditions. On a beaucoup d’artisans et d’artistes dans nos communautés, même si de nos jours il faut faire des efforts pour amener les jeunes à découvrir ça.

Eruoma Awashish, artiste visuelle

L’artiste souligne que la culture atikamekw est centrée autour de la forêt, de la chasse et de la pêche. « On occupe encore beaucoup le territoire et on pratique toujours les activités traditionnelles. »

D’ailleurs, Eruoma Awashish explique que le calendrier scolaire est adapté au mode de vie de la communauté : la rentrée scolaire est généralement plus tardive en raison de la cueillette des bleuets. Il y a une semaine de relâche à l’automne pour la chasse à l’orignal et au printemps pour la chasse à l’outarde.

Marcher pour se réapproprier le territoire

Même si la nation atikamekw est encore dynamique, Eruoma Awashish souligne que les efforts de la communauté sont constants pour que les jeunes s'intéressent à leur culture. L’une des initiatives mises en place ces dernières années consiste en une expédition multigénérationnelle.

On essaie de refaire les portages que nos ancêtres faisaient. Donc, on occupe le territoire, on se remet à marcher pour se le réapproprier. On organise des expéditions de jeunes accompagnés d’aînés, d’Opitciwan à Manawan. Ça fait 200 km.

Eruoma Awashish, artiste visuelle
Découvrez ci-dessus le portrait d'Eruoma Awashish.

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