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Même 40 ans plus tard, les fées de Denise Boucher sont toujours d’actualité

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Le dimanche de 6 h à 10 h

Même 40 ans plus tard, les fées de Denise Boucher sont toujours d’actualité

Audio fil du dimanche 13 mai 2018
La journaliste Ariane Emond

La journaliste Ariane Emond

Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

Assister à la pièce Les fées ont soif en 1978 au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), à Montréal, a été une expérience marquante pour Ariane Émond, journaliste et fondatrice de La vie en rose. « On sortait de cette pièce en se disant : "Il vient de se passer quelque chose" », raconte-t-elle à Franco Nuovo.

Cette prestation, digne d’un coup de tonnerre dans la mesure où elle visait à faire sortir les femmes de leur carcan, apportait aux spectateurs une joie incommensurable. « La qualité des dialogues et des prestations des actrices était jouissive », dit-elle.

L’auteure de la pièce, Denise Boucher, est une poète qui écrit du théâtre, résume Mme Émond. « C’était joué presque comme un texte d’action, avec énormément d’humour et d’émotion. Il y avait un désir de libérer la parole des femmes. »

La journaliste trouve que Les fées ont soif, qui est reprise cette année, a des passages d’une actualité fulgurante – notamment en ce qui a trait au viol de la putain, qui condamne la même violence des hommes envers les femmes que condamne le mouvement #MoiAussi.

Contrairement à Denise Boucher, qui estime que les choses ont peu changé pour les femmes depuis 1978, Ariane Émond juge que la condition des femmes s’est améliorée, notamment par la place grandissante des pères dans l’éducation des enfants.

Écoutez la deuxième partie de l’entrevue avec Ariane Émond ►

La naissance d’une parole féministe à l’écrit

Estimant qu’il était temps que naisse un magazine féministe d’actualité, Mme Émond a fondé en 1980 La vie en rose. « On voulait un magazine où on se reconnaîtrait. »

On était dans la lignée des Fées ont soif. Le côté audacieux des Fées était aussi quelque chose qui était dans l’ADN de La vie en rose.

Ariane Émond

Elle souhaitait également que le magazine ait une large portée, faute de quoi il n’aurait pas été pertinent. « Si on n’est pas capable d’aller chercher l’adhésion des femmes et des hommes, on va s’écrire des lettres », avait-elle dit à l’époque à ses collègues. « Finalement, on a eu un succès d’estime, un succès critique, un succès public. » Le magazine a été publié pendant sept ans.

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