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L’aggravation de la maladie d’Alzheimer pendant la pandémie

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Le dimanche de 6 h à 10 h

L’aggravation de la maladie d’Alzheimer pendant la pandémie

Le Dr Judes Poirier, de l'Institut Douglas

Le Dr Judes Poirier, de l'Institut Douglas

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Mathieu Arsenault

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y aurait un nouveau cas d'alzheimer toutes les sept secondes. Le Dr Judes Poirier, spécialiste mondial de la maladie d'Alzheimer, dresse un bilan de la recherche autour de la maladie. Son ouvrage La maladie d'Alzheimer : diagnostic, traitement, recherche, prévention, coécrit avec le Dr Serge Gauthier, reste une référence sur le sujet.

Au Canada, c'est près d’un million de personnes qui sont touchées par la malazie d'Alzheimer; au Québec, on en recense entre 120 000 et 140 000 qui en sont atteintes. Aujourd’hui, il s’agit d’une maladie que l’on ne peut stopper, mais dont on peut tenter de ralentir la progression.

Le déclenchement de la maladie s’explique par deux facteurs : le facteur génétique reste dominant, mais il existe aussi un facteur environnemental, lié au style de vie des gens. C’est cette combinaison qui déclenche la maladie, par exemple l’hypertension non contrôlée, l’obésité ou encore le cholestérol.

La pandémie de COVID-19 a considérablement compliqué la recherche et le suivi des patients touchés par la maladie ou susceptibles de la voir se déclencher. Alors que le contrôle se fait par la stimulation sociale et les interactions, le Dr Judes Poirer a pu constater une grande perte de patients vulnérables au cours des derniers mois. L’impossibilité de poursuivre les suivis des différentes pathologies existantes et l’isolement, surtout du côté des personnes âgées, ont multiplié les risques de déclenchement de la maladie d’Alzheimer et aggravé les symptômes de perte de repères.

En 2020, les scientifiques ont tout de même mis au point une série de biomarqueurs grâce à une simple prise de sang (et non plus par ponction lombaire) jusqu'à 15 ans avant l'arrivée de la maladie. Cela permet d’identifier les gens à risque pour améliorer leur prise en charge, à défaut de pouvoir stopper la maladie pour le moment.

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