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Wet'suwet'en : une lutte de portée mondiale, dit le chef Ghislain Picard

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Wet'suwet'en : une lutte de portée mondiale, dit le chef Ghislain Picard

Ghislain Picard, chef de l'APNQL, répond aux questions de Franco Nuovo au micro d'ICI Première.

Ghislain Picard, chef de l'APNQL, aborde la portée internationale que prend la lutte des chefs chefs héréditaires wet'suwet'en.

Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« Il y a un parallèle à faire avec ce qui s'est passé là-bas [à Standing Rock, en 2016]. Il y a un parallèle à faire avec ce qui se passe au Brésil et partout ailleurs dans le monde. Je pense qu'ici, le fondement, c'est d'abord la place qu'occupe les nations autochtones à l'échelle mondiale », dit Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), en parlant de la lutte des chefs héréditaires wet'suwet'en contre le projet Coastal GasLink, en Colombie-Britannique.

Selon lui, le Canada, comme de nombreux autres États, doit se conformer au texte de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, qui confère aux communautés autochtones le droit de se doter de leurs propres instruments politiques et juridiques.

« On mise beaucoup sur le respect des principes de la Déclaration qui, notamment, reconnaît le principe de se doter des gouvernances qui font notre affaire. Et si ça doit être des gouvernances de type traditionnel, comme c’est le cas chez les Wet’suwet’en, c’est à nous qu’il appartient de le déterminer », explique Ghislain Picard, qui a participé samedi, à Kahnawake, à une rencontre entre les chefs héréditaires wet'suwet'en et des chefs mohawks.

Selon le chef de l’APNQL, l’attitude du gouvernement fédéral dans le dossier des chefs héréditaires wet'suwet'en va à l’encontre de ce qu’il s’est lui-même engagé à respecter en signant, en 2007, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Ce document oblige les États à créer un processus équitable, transparent, ouvert, indépendant et impartial pour déterminer la façon dont doit s’exercer la gouvernance autochtone sur leur territoire traditionnel.

Je pense qu'on a l’obligation de faire ce rappel-là, ici, au Canada, par rapport à la situation des Wet'suwet'en.

Ghislain Picard, chef de l'APNQL

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