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Michèle Ouimet, une journaliste d’instinct

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Le dimanche de 6 h à 10 h

Michèle Ouimet, une journaliste d’instinct

Elle sourit à la caméra.

La journaliste Michèle Ouimet

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« On le sent, quand on a une bonne histoire; c'est de l'instinct. [...] Après, il faut la mettre en mots. » Pendant plus de 25 ans, la journaliste Michèle Ouimet a parcouru de nombreux pays à travers le monde pour raconter des histoires et rapporter par écrit ce qu'elle observait à l'international. C'est là l'objet de son livre qui vient tout juste d'être publié, Partir pour raconter. Lauréate du prix Judith-Jasmin Hommage 2019, la journaliste chevronnée retrace dans cet ouvrage le récit de sa carrière de grande reporter.

Pour Michèle Ouimet, être sur le terrain, c’est le plus important. « Ce que j’ai aimé le plus [dans ce métier], que ce soit à Montréal ou à l’autre bout du monde, c’est être sur le terrain; c’est la base du métier. » C’est d’ailleurs l'une des raisons pour lesquelles elle s’est abstenue, durant toute sa carrière, de faire des entrevues à la télévision, pour être certaine de ne pas être reconnue. Selon cette journaliste, rester anonyme était un élément essentiel pour pouvoir travailler sur le terrain. « Le terrain est essentiel pour valider une histoire », dit-elle, ajoutant que l’autre grosse partie du travail, c’est l’écriture.

Quand tu arrives devant ton ordinateur, c’est le moment crucial. C’est le choix des mots. Tu as beau avoir la meilleure histoire possible, si tu n’es pas capable de la raconter de façon intéressante et saisissante, tu as raté la moitié du travail. Il faut que tu amènes le lecteur avec toi.

Michèle Ouimet, journaliste

Michèle Ouimet a travaillé dans de nombreux pays, que ce soit en Afghanistan, au Rwanda ou en Arabie saoudite, sans oublier le Pakistan ou l’Égypte. Elle explique que la rue est aujourd’hui devenue extrêmement puissante et que les réseaux sociaux y ont contribué grandement. Contrairement aux critiques que l’on peut faire des réseaux sociaux ici, au Canada, dans de nombreux pays, Facebook ou Twitter sont devenus de véritables outils de mobilisation, rappelle Michèle Ouimet. Ils ont aussi été pour elle un moyen de créer des contacts sur le terrain lorsqu’elle voyageait, ce qui s'avérait nécessaire.

Aujourd’hui à la retraite, Michèle Ouimet s’envolera bientôt pour la France, où elle envisage d'écrire un roman explorant un univers totalement inconnu.

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