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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 29 septembre 2019

John Zeppetelli : d’artiste « raté » à directeur et conservateur en chef du Musée d’art contemporain de Montréal

Publié le

Le directeur du Musée d'art contemporain de Montréal, John Zeppetelli.
Le directeur du Musée d'art contemporain de Montréal, John Zeppetelli.   Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

On pourrait discuter pendant des heures avec John Zeppetelli qu'on ne ferait pas le tour de ses expériences artistiques et professionnelles, aussi nombreuses que diverses. Après des études en cinéma et en peinture à l'Université Concordia, une formation en scénarisation à Londres et des cours de sémiotique avec Umberto Eco à Bologne, il a travaillé à Édimbourg, à Rome et à New York. Depuis 2013, il occupe ce prestigieux poste au Musée d'art contemporain (MAC) de Montréal. Discussion avec un passionné d'art tout court.

Quand Franco Nuovo lui demande comment un artiste qui n’est pas historien de l’art au départ a bien pu devenir conservateur de la grande institution montréalaise, John Zeppetelli répond en riant qu’il ne le sait toujours pas.

Je me rappelle avoir donné une petite conférence dans le Département d’études canadiennes à Harvard, et je l’ai intitulée : Comment un artiste raté peut devenir directeur de musée.

John Zeppetelli

Bien que le terme « artiste raté » puisse sembler un peu fort, pour Zeppetelli, il désigne plutôt un choix : celui de ne plus « être » artiste, afin d’emprunter un autre chemin où il serait, dit-il, plus efficace dans ce monde qu’il adore.

Offrir les clés de l’interprétation

Très influencé par l’art vidéo et le cinéma, Zeppetelli a, dit-on, fait prendre au MAC un chemin plus immersif et axé sur les émotions depuis son arrivée, tout en restant très conceptuel et intellectuel. Rappelons que c’est à cet homme qu’on doit notamment l’exposition Leonard Cohen Une brèche en toute chose/A Crack in Everything, qui a attiré plus de 300 000 visiteurs en 2018 grâce à une fine combinaison d’arts visuels, de réalité virtuelle, de musique et de poésie.

Sans délaisser la sculpture et la peinture – bien au contraire, il se dit très attaché à ces formes d’art –, le directeur et conservateur mise beaucoup sur la création de « clés d’interprétation », essentielles pour chasser le mot « inaccessible » de l’univers de l’art contemporain.

 Avec les propos contextuels qui accompagnent généralement l’art contemporain, il faut lire le petit texte! Dans certains cas, l’œuvre n’existe pas sans lui. C’est un rapport extrêmement important. 

John Zeppetelli

À la veille des grands travaux de rénovation du MAC, Zeppetelli nous donne un aperçu du défi qui l’attend durant ces 24 mois et, surtout, de ce que sera ce musée dans l’avenir : « L’idée, avec la transformation du MAC, est de s’ouvrir un peu plus à la ville, d’avoir un autre rapport à la rue Sainte-Catherine, avec une façade vitrée pour inviter les gens à rentrer et, ainsi, leur faire comprendre qu’il y a une expérience super intéressante à l’intérieur. »

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