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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 15 septembre 2019

David Goudreault, l’écrivain qui remet en question la beauté, la laideur et l’art

Publié le

Portrait en couleur de l'auteur David Goudreault
L'auteur David Goudreault   Photo : Jocelyn Riendeau

« Est-ce qu'on se priverait du théorème de Pythagore ou des inventions de Leonard de Vinci à cause de certaines déviances qui n'en étaient pas à leur époque? » questionne David Goudreault lorsqu'on lui demande si une œuvre peut exister en dehors de l'artiste. C'est ainsi que s'ouvre cette captivante et profonde discussion sur le rôle de l'écrivain, qui constitue, en quelque sorte, le fil d'Ariane de son nouveau roman à paraître le 18 septembre, Ta mort à moi. « Ma déclaration d'amour à la littérature! » affirme-t-il.

Bien qu’un important passage de son livre aborde l’épineuse question de la séparation de l’artiste et de son œuvre, David Goudreault se défend d’imposer ses réponses. Il propose plutôt une réflexion, fondamentale, tout en défendant la notion de vérité dans les arts, comme elle existe irréfutablement dans le domaine des sciences.

À partir du moment où on peut faire fi d’une œuvre d’art sous prétexte que son auteur génial ne l’a pas toujours été, à quel point est-ce qu’on attaque la valeur de l’art?

David Goudreault

Au fait, c’est quoi, être écrivain?

Dans Ta mort à moi, on retrouve un personnage de poète, Marie-Maude Pranesh-Lopez, qui se veut un hommage aux écrivaines et écrivains ayant marqué David Goudreault. Une « Frankenstein québécoise », dit-il, qu’il a créée à partir de ses nombreuses lectures de biographies et qui, surtout, illustre parfaitement l’idée de tension entre beauté et laideur dans l’art. Un être sensible, laid de l’extérieur, qui choisit de se réfugier dans la littérature.

Au fait, doit-on absolument être tourmenté pour aspirer à devenir écrivain? « Non, on n’est pas obligé d’avoir souffert d’un drame pour en parler, répond-il. Il suffit d’en avoir la sensibilité et de s’y intéresser. »

Selon Stanley Péan, ce qui constitue aussi tout le moteur de l’artiste, écrivain ou musicien, c’est le manque. « Quand il constate qu’il n’y a pas assez de beauté, il veut en créer », ajoute-t-il.

Participant activement à la conversation, Dany Laferrière y va aussi de sa propre vision du rôle de l’écrivain.

Au moment où il écrit, l’écrivain sait que personne ne l’attend dehors. Il y a une laideur intérieure qu’il doit transmuer en beauté, pour que, quand il aura fini et qu’il ouvrira la porte, une foule l’attende.

Dany Laferrière

Au terme de ces échanges inspirants entre grandes plumes de chez nous, on apprend que Yves Desautels, chroniqueur à la circulation aux émissions Tout un matin et Le 15-18, s’est vu confier un rôle dans le nouveau roman de David Goudreault. « Il est un personnage public sous-exploité; je suis heureux d’y avoir pensé avant les autres! » explique l’auteur, rappelant que c’est une voix qui résonne dans nos vies, tous les jours.

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