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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 16 juin 2019

Yara El-Ghadban : une romancière en quête d'humanité

Publié le

Yara El-Ghadban au micro.
Yara El-Ghadban était l'invitée de Franco Nuovo ce dimanche.   Photo : Radio-Canada / Anouk Lebel

La littérature permet d'explorer les paradoxes de l'humain, ce qui ramène inexorablement la romancière Yara El-Ghadban à son identité palestinienne et, par la bande, à l'histoire juive. « C'est ça qui est beau et tragique; on a la même histoire, au fond », dit-elle en entrevue avec Franco Nuovo.

Son dernier roman, Je suis Ariel Sharon, lui a valu le Prix de la diversité au dernier festival Metropolis bleu. La romancière s’attarde au personnage de l’ex-premier ministre israélien à travers les femmes dans sa vie : sa mère, ses deux épouses et sa maîtresse.

C’est un personnage qui me fait peur, Ariel Sharon. C’est quelqu’un qui est associé à beaucoup de moments violents, même dans ma famille, explique-t-elle. Je suis allée avec les femmes dans sa vie, parce que je peux parler avec des femmes, je peux m’identifier aux femmes. Elles l’ont protégé et elles m’ont protégée.

L’histoire des Juifs, c’est aussi mon histoire, parce que j’en vis les répercussions aujourd’hui. On a deux histoires qui sont intimement liées. […] Je ne peux plus raconter mon histoire sans parler des Palestiniens et des Juifs.

Yara El-Ghadban, romancière

Enfant de la loi 101, Yara El-Ghadban a choisi le français pour écrire; une langue qu’elle a apprise tard, à 13 ans, et qu’elle associe désormais à son indépendance.

Dans son deuxième roman, Le parfum de Nour, le thème de la Palestine s’est imposé de lui-même, quand des bombardements ont commencé à Gaza. C’était pour moi impossible de ne pas intégrer ça dans le roman, affirme celle qui voulait au départ tout simplement écrire une histoire d’amour.

Comme romancière, Yara El-Ghadban tente de raconter des histoires qu’on ne raconte pas. Pendant très longtemps, on ne pouvait pas nommer le nom "Palestine"; on a prétendu que les réfugiés n’existaient pas et que même la terre de la Palestine, c’était une terre sans peuple, fait-elle remarquer.

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