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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 26 mai 2019

Louise Richer : enseigner l’humour au-delà des frontières

Publié le

Louise Richer en studio.
La directrice générale et fondatrice de l’École nationale de l’humour, Louise Richer, était l'invitée de Franco Nuovo ce dimanche.   Photo : Radio-Canada

S’il faut une fibre comique naturelle pour devenir humoriste, l’humour s’apprend, comme toute autre discipline artistique. La mise sur pied de l’École nationale de l’humour (ENH), en 1988, était donc tout sauf saugrenue, selon la directrice générale fondatrice de l'établissement, Louise Richer. Celle-ci songe maintenant à déployer l’expertise québécoise dans ce domaine ailleurs dans la francophonie.

La réputation de l’ENH n’est plus à faire. Cette année, l'endroit a reçu 180 candidatures – dont seulement 15 ont été retenues – pour son programme de création humoristique. Parmi elles se trouve celle d'un humoriste algérien qui veut parfaire son art, note fièrement Louise Richer.

« On a reçu des demandes du Burundi, du Bénin […] et de tellement d’Européens francophones », poursuit la directrice. Dans la cohorte qui entamera sa deuxième année à l’automne, quatre étudiants sont originaires de France. « Pas des Français du Plateau-Mont-Royal : des Français qui s’amènent au Québec pour étudier à l’École nationale de l’humour », tient-elle à préciser.

« Le Québec est à l’humour francophone ce que le Brésil est au football », a même affirmé Roman Frayssinet, étoile montante de l’humour en France et finissant de l'école en 2015.

On est à développer une étude de faisabilité pour le déploiement de l’expertise à l’étranger, parce que vraisemblablement, il n’y a rien de similaire.

Louise Richer, directrice générale fondatrice de l’École nationale de l’humour

Former des auteurs-interprètes

Louise Richer n’envisage pas de « transplantation » de la formation telle quelle, mais plutôt une adaptation du cursus aux différentes réalités des francophonies africaine et européenne.

Elle tient à souligner que son établissement forme des auteurs-interprètes en humour, ce qui implique l’acquisition de compétences telles que l’écriture humoristique et le jeu. Des cours d’histoire de l’humour, d’humour et société et de science politique font également partie du programme d'étude.

L’objectif, c’est d’acquérir une grande efficacité comique, mais s’ajoutent à ça tellement d’autres objectifs. On veut affiner le regard, développer le positionnement des gens par rapport à leur monde environnant...

Louise Richer, directrice générale fondatrice de l’École nationale de l’humour

Au final, cette formation « extrêmement exigeante » vise à développer la singularité de chaque étudiant, qui reste maître de sa parole.

« On accompagne un artiste, un citoyen et un humain », se plaît à dire Louise Richer.

La première médiatique du spectacle annuel des finissants de l'ENH aura lieu au Club Soda, à Montréal, le 29 mai.

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