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Kim Thúy et le devoir d’humaniser les réfugiés

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Le dimanche de 6 h à 10 h

Kim Thúy et le devoir d’humaniser les réfugiés

Audio fil du dimanche 28 avril 2019
Elle parle, assise derrière un micro

L'écrivaine Kim Thuy

Photo : Radio-Canada / Dominic Matthews

L'écrivaine à succès Kim Thúy espère humaniser un tant soit peu les réfugiés à travers ses livres et les conférences qu'elle donne partout sur la planète. Celle qui a été accueillie à bras ouverts avec sa famille au Québec, à l'âge de 10 ans, veut montrer au monde l'humanité de ces gens qui ont fui, comme elle, une situation désespérée. « Je n'ai pas le choix, j'ai ce devoir-là », raconte-t-elle à Franco Nuovo.

« Tous mes rêves au Québec sont arrivés avant même que je puisse les rêver », se réjouit l’autrice à propos de son parcours personnel et professionnel souvent couronné de succès. Après une enfance difficile, elle est arrivée en 1978 à Granby, en Montérégie, se rappelle-t-elle. C'est là qu'elle a découvert, dès le premier abord, la générosité de toute une communauté.

« C’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver », dit-elle aujourd’hui avec le recul. « C’est cette générosité-là qui fait en sorte que tu tombes amoureux. »

Un réfugié, c’est quelqu’un qui a été éjecté de son passé, qui n’a pas été projeté dans l’avenir, et dont le présent est complètement vide de sens.

Kim Thuy, écrivaine et réfugiée

Devant cet élan de générosité, elle a rapidement voulu apprendre la langue de son nouveau peuple d’adoption. Elle s’est ainsi très vite sentie chez elle au Québec.

La beauté pour parler de l'horreur

« Quand on parle de réfugiés, d’immigrants, c’est souvent une masse sans visages », explique Kim Thúy à propos de son désir de changer l'image de ces personnes. « Le cerveau humain ne peut pas être interpellé par une masse. On s’identifie à une histoire, à une personne. »

« Comment donner un micro à une masse? » s’est-elle demandé en début de carrière. Depuis, elle a publié quatre romans et un livre de recettes vietnamiennes.

Pour toucher les gens, l’écrivaine québécoise a décidé d’utiliser la beauté. Celle-ci permet de sensibiliser plus facilement les gens à une réalité autrement difficile et cachée derrière des statistiques impersonnelles.

« C’est le meilleur véhicule pour parler de l’horreur », affirme-t-elle.

Et si la beauté pouvait sauver le monde?

Fiodor Dostoïevski, cité par Kim Thuy
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