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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 21 avril 2019

L’audace du théâtre, avec Eda Holmes

Publié le

Elle est assis sur un fauteuil, accoudée sur ses genoux.
La metteuse en scène et directrice du Théâtre Centaur, Eda Holmes   Photo : CBC / Centaur / David Cooper

« Pour faire du théâtre, ça prend de l'audace », constate d'emblée Eda Holmes. La directrice générale et artistique du Théâtre Centaur revient sur son parcours et sur l'importance des cultures hétéroclites qui font de Montréal un endroit unique au pays. « Toutes mes inspirations sont dans le théâtre québécois, à commencer par Robert Lepage. »

Danseuse de ballet à ses débuts, elle quitte rapidement son Texas natal pour l’Europe avant de s’établir à Montréal à 32 ans. « Quand je me suis blessée au genou, j’ai décidé que c’était le temps de prendre ma retraite », raconte-t-elle à Franco Nuovo. « Je me suis dit : “Je veux parler, je veux avoir une relation avec les histoires narratives.” J’ai donc décidé d’aller vers le théâtre. »

À peine arrivée au pays, elle s’inscrit au programme de mise en scène de l’École nationale de théâtre du Canada où elle découvre pour la première fois les auteurs dramatiques d’ici.

Depuis, elle travaille dans le milieu du théâtre montréalais. Elle a beaucoup travaillé avec Michel Marc Bouchard, notamment pour les deux premières traductions en anglais de pièces du célèbre dramaturge québécois.

Elle dirige depuis l’été 2017 l’un des plus importants théâtres anglophones du pays, le Théâtre Centaur, situé dans le Vieux-Montréal. « C’est un théâtre montréalais avant d’être un théâtre anglophone », explique-t-elle. Elle souligne que 30 % du public est francophone.

Elle voudrait ainsi, à l’image du Théâtre public de New York, présenter des pièces pour les habitants de la métropole qui racontent « les histoires des gens de la ville ».

Elle voudrait faire de son théâtre un endroit où les membres de la communauté montréalaise pourraient se rassembler et parler « des choses trop difficiles à aborder seuls », à l’image de la pièce Blind Date, qui porte sur les rencontres amoureuses et dont on vient d’annoncer la prolongation jusqu’au 5 mai.

La pièce de théâtre, qui laisse une bonne part à l’improvisation, raconte l’histoire d’un rendez-vous entre deux inconnus, interprétés par une comédienne et un spectateur choisi dans le public, qui improvisent une rencontre amoureuse ensemble sur scène, accompagnés d'autres comédiens.

La pièce, qui jouit d’un grand succès depuis sa création en 2009, a connu des centaines de représentations. Elle présente à la fois des moments magiques et des situations qui peuvent rendre mal à l'aise, selon la chroniqueuse Eugénie Lépine-Blondeau, qui y a assisté cette semaine, à son plus grand plaisir.

Blind Date clôt ainsi la cinquantième saison du célèbre théâtre montréalais.

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