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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 31 mars 2019

Brigitte Alepin : « Pourquoi payer plus d’impôt que les multinationales? »

Publié le

Brigette Alepin souriant dans un studio de radio.
La fiscaliste Brigitte Alepin.   Photo : Radio-Canada

La fiscaliste Brigitte Alepin espère une entente multinationale pour adapter le système fiscal à la réalité des contribuables internationaux. « Il y en a, des solutions », dit-elle à Franco Nuovo, mais pas sans la collaboration d'une masse critique de pays.

Les contribuables de l'international, tant corporatifs que personnels, ont souvent tendance à déplacer leurs profits vers des territoires avec des taux d’imposition plus bas. Cela pénalise la classe moyenne dans le pays d’origine puisque ces gens devront probablement payer plus d’impôt pour compenser cette fuite de capitaux, selon Brigitte Alepin, cofondatrice de l'événement TaxCOOP.

Les dernières éditions de cette conférence annuelle portant sur la fiscalité internationale se sont déroulées au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris, l’an dernier; à celui de l’Organisation des Nations unies (ONU), à Genève, l’année précédente; et sous les auspices de la Banque mondiale, à Washington, en 2016.

« C’est un défi qui est énorme, explique Brigitte Alepin, mais au fur et à mesure qu’on avance dans la modernisation des régimes d’imposition, on s’aperçoit que dans le fond, ce n’est pas si compliqué que cela. »

Le plus difficile est de mobiliser la collaboration d’une masse critique de pays, selon elle.

« Je pense que l’industrie du taxi est un bel exemple des défis que nous apporte la mondialisation et l’importance d’adapter nos régimes d’imposition », indique la fiscaliste.

Brigitte Alepin se demande comment des travailleurs autonomes, des personnes qui essaient de gagner leur vie ou des petites et moyennes entreprises (PME) peuvent concurrencer des multinationales ici, au pays, qui paient peu ou pas d’impôt, par exemple.

Selon l'experte, les cultures française et américaine sont peut-être plus sensibles à ces questions que nous le sommes ici puisque le phénomène du mécontentement populaire envers les politiques fiscales est bien expliqué dans les cours d’histoire portant sur la Révolution française ou sur la révolte du Tea Party, à Boston, qui a mené à la guerre d'indépendance des États-Unis.

Le mouvement des gilets jaunes en France aussi, rappelle Mme Alepin, est lié à ce phénomène.

De grandes fortunes corporatives ou personnelles réussissent à échapper aux régimes d’imposition. Si l’on prend ces fortunes qui réussissent à créer peu ou pas d’impôt, comparativement avec la classe moyenne qui doit, veux, veux pas, absorber la différence, ça résulte sur des écarts de richesse encore plus importants.

Brigitte Alepin, fiscaliste et écrivaine

On assisterait actuellement à la défiscalisation des grandes richesses, estime la fiscaliste. « Il y a donc un manque à gagner au niveau des finances publiques », explique-t-elle.

« Je souhaite contribuer, avec mes collègues et avec les citoyens, à faire de ce système fiscal international un système adapté au 21e siècle », ajoute Brigitte Alepin.

Comment lutter contre les paradis fiscaux ?

Radio Dodo : une émission de radio pour les enfants du monde

Après avoir pensé aux enfants avec lesquels son fils a joué lors d’une visite en Syrie, quelques années avant la guerre, Brigitte Alepin a lancé avec des amis, il y a deux ans, une émission de radio pour enfants diffusée en Syrie et animée par des enfants d’ici. S'attardant en grande partie aux thématiques autochtones cette année, Radio Dodo prévoit lancer l'an prochain une version hebdomadaire destinée aux enfants autochtones du Québec et du Canada.

L’émission, aussi rediffusée dans certaines radios d’Afrique, présente en français, en anglais et en arabe une heure de musique, de contes et d’histoires à écouter en soirée, avant l'heure du dodo. Des collaborateurs réguliers, comme l’ancien journaliste et présentateur Bernard Derome ou l’ancienne juge de la Cour d'appel du Québec Louise Otis, sont également au programme.

Une radio québécoise pour les enfants réfugiés de Syrie

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