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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 24 mars 2019

Amnistie internationale : la liberté d’opinion à tout prix

Publié le

France-Isabelle Langlois, la nouvelle directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone parlant devant un microphone dans un studio de radio.
France-Isabelle Langlois, la nouvelle directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone   Photo : Radio-Canada / Dominic D. Matthews

D'une simple lettre ouverte d'un avocat britannique écrite en 1961, un mouvement mondial est né. Avec ses 7 millions de personnes mobilisées dans 150 pays, Amnistie internationale lutte encore aujourd'hui pour libérer les prisonniers d'opinion partout dans le monde. La nouvelle directrice générale de la division Canada francophone de l'organisme,France-Isabelle Langlois, est en studio.

Deux jeunes étudiants décident de trinquer à la paix, un soir de 1960 au Portugal. Le régime autoritaire de l’époque les condamne alors à sept ans de prison. Peter Benenson est indigné et s’en inspire pour lancer l’idée, l’année suivante, d’un mouvement de pression internationale qui mobiliserait l'opinion publique en faveur des prisonniers d'opinion. À la fin de 1961, des instances nationales d’Amnistie internationale sont créées dans sept pays.

De militer pour la libération des prisonniers d’opinion, on en vient à militer contre la peine de mort, contre la torture, pour les droits civiques et politiques et, finalement, pour l’ensemble des droits socioéconomiques et culturels.

France-Isabelle Langlois, nouvelle directrice générale d'Amnistie internationale, division Canada francophone

La campagne actuelle pour la survie des langues autochtones est un exemple de droits culturels que l’organisme entend défendre. Aussi, les droits environnementaux sont maintenant considérés comme des droits fondamentaux.

Dans un communiqué de presse publié cette semaine, l’organisme dénonçait justement la manière dont les piles pour véhicules électriques sont conçues. Les mines de métaux lourds, nécessaires à leur fabrication, sont gérées de façons pas aussi éthiques et écologiques que les constructeurs automobiles voudraient nous le faire croire.

« Les composantes de nos appareils portables, comme le téléphone, proviennent notamment de la République démocratique du Congo, [en particulier le] cobalt, explique Mme Langlois. Même si notre première cible, ce sont les États – parce que ce sont eux qui sont garants des droits, qui ont la responsabilité d’assurer les droits –, on interpelle quand même aussi les grandes entreprises. »

Une mobilisation des élèves de l'École Pointe-Lévy lors d'une activité d'Amnistie internationale
Les élèves de l'École secondaire Pointe-Lévy, à Lévis, se mobilisent pour faire libérer Atera Daemi, une prisonnière d'opinion incarcérée en Iran. Photo : Radio-Canada

Les limites de la liberté d’opinion

L’organisme ne défend jamais les opinions des gens. Il ne prend jamais parti en faveur d’opinions d’un dissident emprisonné, par exemple, mais pour son droit à l’exprimer. Cependant, la liberté d’opinion a ses limites, selon France-Isabelle Langlois, qui a passé une partie de son enfance au Sénégal.

« Tous les droits ne peuvent pas être vus séparément; tous les droits s’autorégulent, rappelle-t-elle. Il nous arrive de militer pour la libération, ou de prendre position pour la libération d’un prisonnier d’opinion dont l’opinion n’est pas très charmante. »

C’est la force du nombre; c’est le fait d’en parler; c’est le fait d’appuyer aussi ceux et celles qui sont à l’intérieur [du pays] et qui se battent.

France-Isabelle Langlois sur les défis que représente la liberté d’opinion, en particulier en Chine

Une autre campagne très active d'Amnistie internationale en ce moment, en particulier auprès des jeunes, porte sur la disparition, en septembre 2014, de 43 étudiants mexicains – l'équivalent d'un autobus scolaire complet – de l’école normale rurale d’Ayotzinapa, à Iguala. Les policiers de l'État de Guerrero sont soupçonnés d'être liés à l'affaire, indique un rapport de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Amnistie internationale Canada francophone sera présent au Salon du livre de Trois-Rivières, du 28 au 31 mars, pour l’événement Livres comme l’air. Dix auteurs québécois expliqueront pourquoi ils soutiennent 10 écrivains étrangers injustement emprisonnés ou persécutés pour leurs écrits.

Des activistes d’Amnistie internationale tiennent un ballon géant en forme de libellule avec une bannière sur laquelle il est écrit : « Google, Pas de censure en Chine » lors d’une manifestation contre le projet de Google de lancer un moteur de recherche censuré en Chine.
Des activistes d’Amnistie internationale tiennent un ballon géant en forme de libellule avec une bannière sur laquelle il est écrit : « Google, pas de censure en Chine » lors d’une manifestation contre le projet de Google de lancer un moteur de recherche censuré en Chine. Photo : AFP/Getty Images/OSCAR DEL POZO

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