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Franco Nuovo
Audio fil du dimanche 17 février 2019

L’apprentissage doit se faire dans le plaisir, selon l’historienne Evelyne Ferron

Publié le

Evelyne Ferron en studio.
L'historienne Evelyne Ferron.   Photo : Radio-Canada / Anouk Lebel

« Il faudrait ramener l'idée aux jeunes qu'apprendre, c'est plaisant », raconte l'historienne Evelyne Ferron. Celle qui a notamment collaboré comme consultante à l'édition sur l'Égypte antique pour le jeu vidéo Assassin's Creed rappelle que la culture populaire regorge d'œuvres à la fois ludiques et instructives. Elle a d'ailleurs elle-même découvert sa passion pour l'histoire dans son enfance à travers les dessins animés diffusés à la télévision.

Plusieurs productions japonaises présentaient en effet, dans les années 1980, l’histoire de personnages littéraires ou historiques. Par exemple, l’une des séries préférées d’Evelyne Ferron à l’époque racontait la vie de Lady Oscar dans la période qui a précédé la Révolution française.

Les jeunes à qui elle enseigne ont moins accès à des œuvres historiques, ou alors s’y intéressent moins, estime la professeure spécialisée en histoire de l’Antiquité. Pour plusieurs jeunes dans ses classes, apprendre est une compétition ou une obligation, plutôt que d’être avant tout quelque chose de ludique. « On est en train de l’échapper », dit-elle, inquiète, à propos de l’état du système d’éducation.

La cote R, qui sert à classer les étudiants du cégep, est plutôt anodine en rapport avec la valeur des connaissances qu’on acquiert lorsqu’on étudie, rappelle-t-elle. Il faudrait ainsi ramener au goût du jour le plaisir d’apprendre.

Elle donne en exemple la série Rome, diffusée sur la chaîne HBO, le roman Le nom de la rose, d’Umberto Eco, ou encore la bibliothèque d’Alexandrie, reproduite presque à l’identique dans le jeu Assassin’s Creed.

Dans sa liste de séries et films qui, selon elle, ont des représentations historiques plutôt réalistes, elle suggère aussi Pride and Prejudice, Jane Eyre, Poldark, Laurence d’Arabie, La liste de Schindler, Les Précieuses ridicules, Forrest Gump, Elizabeth, Il danse avec les loups, Lincoln et Le dernier des Mohicans.

Côté romans, elle conseille Alexandre le Grand, de Valerio Manfredi; Mémoires d'Hadrien et L'œuvre au noir, de Marguerite Yourcenar; Shogun, de James Clavel; The Historian, d’Elizabeth Kostova; L'Égyptienne, de Gilbert Sinoué; Wolf Hall, de Hilary Mantel; La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier; Les trois mousquetaires, d’Alexandre Dumas; Les quatre filles du docteur March, de Louisa May Alcott; Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell; Le patient anglais, de Michael Ondaaje; et Les piliers de la Terre, de Ken Follet.

La piqûre de l’histoire

C’est en deuxième secondaire qu’Evelyne Ferron a d’abord montré un intérêt pour la momification et l’Antiquité. L’une de ses professeures lui a alors prêté des livres sur le sujet. Quelques années plus tard, alors qu’elle était inscrite en langues au cégep, elle s'est rendu compte qu'elle préférait ses cours de littérature à l'apprentissage des langues. « C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que c’était possible d’être historienne. »

Evelyne Ferron sera présente au Salon du livre de Québec, du 10 au 14 avril prochain, pour présenter son livre portant sur l’histoire de la région de Portneuf.

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