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La paralysie du sommeil, un phénomène commun mais traumatisant

Dessine-moi un dimanche

Avec Franco Nuovo

Le dimanche de 6 h à 10 h

La paralysie du sommeil, un phénomène commun mais traumatisant

Un homme est traumatisé à la suite de son réveil.

La paralysie du sommeil peut toucher n'importe qui.

Photo : iStock

« On peut dire que c'est réellement un cauchemar qui est vraiment superposé à la réalité », explique Claudia Picard-Deland, doctorante en neuroscience à l'Université de Montréal, à propos de la paralysie du sommeil, un phénomène neurophysiologique qui, même s'il est commun parmi la population, n'en demeure pas moins terrifiant pour celles et ceux qui le vivent. « Ce qui se passe avec la paralysie du sommeil; c'est comme si notre cerveau allait se réveiller avant notre corps. Donc, on se réveille; on peut avoir les yeux ouvert, voir notre chambre, être conscient, mais notre corps, lui, reste en sommeil paradoxal. Donc, il va rester paralysé de manière temporaire. »

Selon des études, entre 8 et 40 % de la population connaîtra au moins un épisode de paralysie du sommeil au cours de sa vie.

La paralysie du sommeil, qui dure de quelques secondes à quelques minutes, peut être une expérience traumatisante pour certaines personnes, note Claudia Picard-Deland. Les personnes qui en souffrent se retrouvent en quelque sorte prisonnières de leur corps. Plusieurs d’entre elles rapportent aussi la présence d’un intrus ou d’un être malveillant dans leur chambre lorsqu’elles vivent cette expérience.

Selon Claudia Picard-Deland, membre d’une équipe de recherche au Laboratoire des rêves et cauchemars du Centre d’études avancées en médecine du sommeil, à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, il est préférable, pour une personne qui vit une expérience de paralysie du sommeil, d’essayer de se rendormir plutôt que de tenter de lutter pour se réveiller.

« Le mieux, c’est d’être informé en fait, dit la spécialiste. Une fois qu'on sait que la paralysie du sommeil est un phénomène neurophysiologique qui est assez commun, ça aide les gens à mieux le vivre la prochaine fois qu’ils l’auront, parce qu’ils peuvent se parler et se dire : "C’est pas grave, c’est temporaire". »

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