Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

David Chabot
Audio fil du mercredi 11 septembre 2019

Notre monde : gagner sa vie en faisant de la photographie

Publié le

Les photographes Dominic McGraw, Louvik Archambault et Marina Fontaine sourient.
Les photographes Dominic McGraw, Louvik Archambault et Marina Fontaine sont venus discuter des défis de pratiquer la photographie à notre époque.   Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Les photographes professionnels demeurent bien présents, mais comment arrivent-ils à en gagner leur vie à une époque où l'image et les réseaux sociaux dominent?

Des photographes de l'Abitibi-Témiscamingue, Dominc McGraw, Louvik Archambault et Marina Fontaine ont discuté des défis du métier.

L'ère du numérique

Une femme regarde une photo d'elle-même sur Instagram.
.   Photo : Kate Torline/Unsplash

Qu'est-ce qui différencie les photos produites par un photographe professionnel de celles des photographes amateurs ou de celles légèrement retouchées sur les réseaux sociaux? La touche créative du photographe et son sens de l'observation apportent un élément distinctif, selon les photographes.

Je pense que la chose qui nous différencie énormément et qui va toujours nous rester, peu importe ce qui va arriver, un robot ne l'aura jamais, c'est la créativité.

Marina Fontaine

Dominc McGraw explique que les photographes développent un réflexe avec lequel ils remarquent le potentiel d'un lieu ou d'un moment, des détails qui échappent à d'autres. Se promener dans la foule, c'est une source infinie de potentiels de clichés, ça en vient parfois même épuisant de tout le temps être stimulé comme ça, indique-t-il.

Des mythes à démanteler

  • Beaucoup de gens pensent qu'on prend des photos et qu'on fait juste leur envoyer, mais il y a beaucoup de travail en arrière du shooting photo, il y a beaucoup de retouches sur les photos ça peut être très long, même plus long que le shooting en soi. Ça fait qu'on ne peut pas commencer à modifier 500 photos, dit Louvik Archambault.
  • Les gens pensent parfois qu'on fait juste s'amuser parce que, quand on travaille, on a du plaisir, mais on prend des centaines de décisions à la seconde en observant les gens et les évènements pour en arriver à un résultat. Souvent, au bout d'une séance, au bout de deux heures, on est vidé, raconte Dominic McGraw.
  • Il ne faut pas oublier que la photographie, ce n'est pas juste du numérique [...] ce n'est pas juste de peser sur un piton, rappelle Marina Fontaine.

Louvik Archambault croit que les réseaux sociaux peuvent toutefois servir à donner de la reconnaissance et de la visibilité aux photographes: Je trouve que les réseaux sociaux peuvent beaucoup nous aider. Ils [les clients¸] peuvent voir notre travail, ils peuvent s'intéresser nos photos, voir notre style.

Comment en gagner sa vie

Une des clés pour s'assurer un salaire est de se bâtir une bonne clientèle, ce qui requiert du temps et de la patience. Cependant, il peut s'avérer difficile de répondre aux nombreuses demandes qui viennent de multiples réseaux sociaux et d'offrir un bon service à la clientèle.

Il faut de plus éviter de demander de faibles tarifs à ses débuts, s'entendent pour dire les photographes. Ça vient tuer le marcher, ce qui fait qu'on ne s'aide pas, et on n'aide pas nos collègues non plus, déclare Dominc McGraw.

Le fait d'offrir des contrats gratuitement ou à faible coût perpétue la perception que les services de photographe ont peu de valeur monétaire.

Maina Fontaine ajoute qu'il faut se laisser le temps d'acquérir l'expérience nécesssaire afin de développer sa spécialité. C'est toujours de pousser ta créativité, de faire le type de photo que tu veux faire, affirme-te-elle.

Chargement en cours