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Retour sur une année marquée par « beaucoup de bouleversements » pour les enseignants

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Retour sur une année marquée par « beaucoup de bouleversements » pour les enseignants

Rattrapage du lundi 4 janvier 2021
Des enfants assis sur leur chaise dans la classe lèvent la main.

Si l'année 2020 a commencé normalement dans les écoles de la région, elle aura été marquée par les nombreuses mesures sanitaires ajoutées durant la pandémie. (archives)

Photo : Radio-Canada

En ce début d'année 2021 marqué par la COVID-19, l'heure est au bilan dans les écoles. La pandémie a poussé les enseignants de l'Abitibi-Témiscamingue tout comme ceux du reste du pays à s'adapter. C'est tout un bouleversement qui a été observé dans les écoles de la région.

Dominic Ruel est enseignant en histoire à la polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or. Il a pu observer les nombreux changements et défis auxquels ses collègues et lui ont dû faire face. Depuis le 13 mars, on a suivi quand le premier ministre a fermé les écoles. On s’est retrouvé finalement à toujours pas trop savoir sur quel pied danser, se souvient-il.

Entre les capsules éducatives télévisées mises en place par le gouvernement pendant le confinement et les difficultés à rebrancher les jeunes du secondaire de retour à l’école après cette période à la maison, M. Ruel décrit une année qui a eu beaucoup de bouleversements.

Depuis septembre au secondaire, c’est toute une nouvelle organisation complète dans notre école qui s’est faite. Étant donné qu’il faut respecter les bulles, c'est une nouvelle organisation. Les tâches des enseignants ont changé, ajoute-t-il.

De plus, M. Ruel et ses collègues doivent porter des masques, des lunettes de protection et respecter la distanciation. Il pense malgré tout que c’est avec succès que les enseignants se sont conformés aux nouvelles mesures. Je pense qu’au final, au bout de huit mois ou neuf mois de pandémie [je pense] que les enseignants se sont fortement bien adaptés quand même, lance-t-il.

Le côté émotif

L’année scolaire en pleine pandémie est également venue avec quelques inquiétudes, spécialement, au niveau émotionnel pour les enfants. Jérémie Tremblay est enseignant au primaire à l’école la Grande Ourse de Rouyn-Noranda. Il s’occupe des élèves qui sont en deuxième et troisième année. Il s'agit de très jeunes enfants qui ont été très affectés par l’arrivée de la COVID-19 dans leur vie de tous les jours à l’école.

Au primaire on a des élèves plus dociles, mais très affectifs. Donc c’est sûr que cette année je peux dire que la chose qui fait le plus de peine à nos élèves c’est de ne pas avoir de câlins de leurs professeurs ou de ne pas pouvoir jouer avec leurs amis dans différentes bulles-classes, constate M. Tremblay.

Les élèves doivent en principe retourner à l’école le 11 janvier. En attendant, ils suivent des cours à distance, mais déjà face à la recrudescence des cas de COVID-19 des experts appellent à la prolongation de l’école à la maison.

Ça ne sera pas facile pour les parents à la maison et les élèves.

Jérémie Tremblay, enseignant

Pour M. Tremblay, même si son école peut appliquer de telles mesures, il faudrait penser aussi aux enseignants. Par exemple, moi et ma conjointe , deux enfants à la maison, 2 et 4 ans [...] les garderies pas disponibles, ce n’est pas évident, explique-t-il.

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