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Un Abitibien frôle la mort en véhicule tout-terrain

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Un Abitibien frôle la mort en véhicule tout-terrain

Rattrapage du vendredi 4 décembre 2020
Denys Tanguay pose devant sa résidence. Elle est en bois, deux panneaux solaires trônes sur la toiture, un véhicule tout terrain est à côté de la maison.

Denys Tanguay devant sa résidence.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

En septembre, Denys Tanguay a frôlé la mort, seul, en pleine forêt. Victime d'un accident de véhicule tout-terrain (VTT), Denys Tanguay a subi plusieurs fractures au dos et aux côtes.


En véhicule tout-terrain, il doit normalement rouler environ 20 minutes à partir du barrage hydroélectrique Rapides-2 près de Rouyn-Noranda pour se rendre à son camp.

Mon voisin le plus proche est à plusieurs kilomètres d’ici, décrit-il.

Il a raconté sa mésaventure à l’émission Des matins en or. Cliquez sur l'audiofil pour l'écouter.

En pleine nature, il a été éjecté de son véhicule tout-terrain à la mi-septembre.

Je descendais, je ne roulais même pas 1 kilomètre, je descendais sur le frein juste un petit button [une petite butte]. Il y avait une bosse. Je ne m’en souciais pas du tout, j’ai passé par-dessus, mais de l’autre côté, il y avait un trou. La roue d’en avant du VTT est tombée dedans et j’ai été éjecté, raconte-t-il.

Il a des blessures au nez et sur les joues.

En plus de fractures au dos, l'homme a aussi subit des blessures au visage.

Photo : Gracieuseté

Une fois au sol, le VTT est tombé sur son dos. Denys Tanguay a essayé de sortir de sa fâcheuse position pendant au moins 45 minutes.

J’ai gratté le sol pour réussir à sortir parce que ça pèse 600 livres ces engins-là. Je grattais, je grattais pour me creuser un trou et réussir à sortir. Je sentais toujours mes jambes.

Denys Tanguay

Une fois sorti, il devait encore parcourir 3 kilomètres et demi pour se rendre à son camp.

Sa motivation pour s’y rendre : son chien

Mon chien était dans le camp. Je ne pouvais pas le laisser là et je ne pouvais pas l'abandonner, confie-t-il. C'étaient les motivations qui me tenaient pour revenir au camp au début.

Ses multiples fractures au dos ont ralenti ses mouvements et il se souvient avoir perdu connaissance à quelques reprises. Il aura mis les pieds chez lui, sous la pluie, près de 6 heures et demie après l’accident.

Quand j’étais pris en dessous, j’étais certain de ne pas sortir de là, dans ma tête c’était clair, dit-il ému. C’était vraiment pénible de sortir d’en dessous, et j’avais mal, c'est fou.

Il a pu se rendre au centre hospitalier grâce à un ami et un pilote d'hélicoptère qui ont pu aller le chercher en forêt.

On m’a dit que j’avais le dos comme une zone de guerre.

Denys Tanguay
L'homme sur un rocher sourit à la caméra. Le paysage se dessine derrière lui.

Quelques semaines après l'accident, Denys Tanguay dit se sentir bien.

Photo : Gracieuseté

De retour à son camp en forêt depuis quelques jours, il affirme ne ressentir aucune douleur à la suite de cet accident.

Il remercie les personnes qui l’ont aidé et contribué à sa guérison.

Denys Tanguay compte changer quelques habitudes et améliorer son équipement de secours, mais il n’a pas l’intention de quitter son coin de paradis.

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