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Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

« J'ai encore le temps », des adolescents partagent leur vision de la pandémie

Rattrapage du jeudi 15 octobre 2020
Des adolescents dans un couloir d'une école de York, en Pennsylvanie, le 18 septembre 2020.

Les adolescents sont plus anxieux et démotivés à la suite du confinement du printemps, rapporte la directrice de l’Unité de pédiatrie de l’Abitibi-Témiscamingue, Louise Perreault (archives).

Photo : Reuters / Rachel Wisniewski

Deux élèves du secondaire en Abitibi-Témiscamingue réagissent aux inquiétudes des pédiatres du Québec sur l'état de santé mentale et physique des adolescents en temps de pandémie.

Je trouvais ça un peu exagéré, le terme, surtout que ça a l’air intense quand on dit “sacrifice générationnel”. Je ne le ressentais pas comme ça jusqu’à maintenant, répond Audrey-Ann Labrecque. Elle est en 5e secondaire à l’école D’Iberville de Rouyn-Noranda.

Pour écouter l'entrevue, cliquez sur l'audiofil.

Les pédiatres s’inquiètent de l’effet du confinement chez les jeunes, alors que les équipes sportives ne pouvaient se réunir, les jeunes étaient confinés à la maison sans leurs amis et les cours dans les classes annulés.

C’est sûr que c’était plate, mais je pense que tout le monde l’a à peu près vécu mal dans le sens où on n’est pas la seule génération où il y a des affaires qui ont été sacrifiées. Je ne pense pas que je l’ai vécu plus mal que n’importe quel autre adulte qui faisait du télétravail ou même qui ne travaillait plus, ajoute-t-elle.

Porter le masque

Pendant le confinement, Mathis Bélanger en 4e secondaire à la même école, a concentré son temps à faire du sport, des marches dans la forêt et jouer aux jeux vidéos.

Il affirme bien s’adapter aux mesures sanitaires comme le port du masque et la distanciation physique à l’école. Même plus que je l’aurais cru. Quand on commençait l’année, on se disait que le masque ce serait pour tout le temps, mais quand on entre dans l’école on met notre masque et ce qui est l’fun c’est que dans notre classe, au final, tout le monde finit par se connaître et ça vient l’fun, remarque Mathis Bélanger.

Vue de l'entrée principale de l'établissement scolaire à partir du stationnement.

École secondaire D'Iberville de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Malgré la déception et les impacts de la pandémie, les deux adolescents n’ont pas remarqué de grande détresse chez les jeunes ou dans la population en général. J’ai 16 ans, je vais avoir toute ma vie pour aller faire des partys quand le coronavirus ne sera plus là. J’ai encore le temps, dit Audrey-Ann Labrecque.

Elle remarque tout de même qu’il est difficile pour les agents de sécurité de faire appliquer les mesures sanitaires par tous les jeunes à l’école. Personnellement je mets le masque avec mes amis parce que j’ai peur pour mes grands-parents et ma famille, explique-t-elle.

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