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Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Adolescents plus anxieux : « C’est un stress énorme que, je pense, on a sous-évalué »

Rattrapage du mercredi 14 octobre 2020
Des élèves du secondaire vus de dos dans une classe  à la hauteur des jambes et des pieds, de manière à ne pouvoir les identifier.

Dre Perreault affirme que la pandémie et les mesures sanitaires mises en place affectent grandement les adolescents.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Les adolescents ressentent les conséquences des mesures sanitaires mises en place depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Selon la Dre Louise Perreault, pédiatre et directrice de l’Unité de pédiatrie de l’Abitibi-Témiscamingue, les adolescents sont plus anxieux et démotivés à la suite du confinement du printemps.

Ça fait partie de notre développement comme être humain quand on passe à l’adolescence, de s’affilier [...]. Quand on est confiné en tant qu’adolescent, on perd nos repères. On perd notre affiliation et on perd notre identification. C’est un stress énorme que, je pense, on a sous-évalué, dit-elle.

L’Association des pédiatres du Québec a transmis ces inquiétudes au gouvernement provincial. Pour s’assurer que quand on prend des décisions en santé publique, on les prenne avec toutes les données, y compris les données et les impacts négatifs sur l’adolescence d’être confiné, d’être raisonné et de ne pas avoir eu la chance de participer aux décisions, explique Dre Louise Perreault.

Louise Perreault devant l'affiche d'ICI Abitibi-Témiscamingue dans la station à Rouyn-Noranda.

La Dre Louise Perreault est pédiatre et directrice du département de pédiatrie en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Elle pense qu’il y a des façons de les impliquer dans cette deuxième vague de la pandémie pour aider leur prochain, comme les personnes âgées. Elle verrait bien aussi la formation de groupes de jeunes dans chaque école de la région, du secondaire à l’université, pour transmettre de l’information. Quand on met des mesures de distanciation, des mesures de santé publique, je pense que c’est important pour un groupe comme les adolescents de les aviser à quel point ils jouent un rôle important dans la prévention de l’infection, affirme la pédiatre. Je pense que c’est à ce niveau-là qu’on a manqué.

Décrochage scolaire

La Dre Perreault remarque que plusieurs jeunes ont dernièrement abandonné l’école. Et on voit énormément d’anxiété. Et l’anxiété comme vous le savez, quand elle prend beaucoup de place, ça décompense en dépression. On en voit tous les jours dans nos bureaux des adolescents qui ne vont pas bien. C’est un constat unanime pour tous les parents du Québec, soutient-elle.

La directrice de l’Unité de pédiatrie de l’Abitibi-Témiscamingue recommande aux parents de s’impliquer pour éviter qu’ils s’isolent dans leur chambre, par exemple.

Nous, on a vu ça. On a vu que l’absence d’horaire, pour un adolescent, c’est la désorganisation. L’adolescent se couche à 4 heures, 5 heures du matin, se lève à 3 ou 4 heures de l’après-midi, saute des repas, ne fait pas d’activité physique. En fait, toute son hygiène de vie est complètement perturbée par l’absence de routine scolaire. Ce qu’on demande aux parents d’adolescents, si on a besoin de revenir en confinement, c’est de dire qu’on doit impliquer clairement nos adolescents dans la routine de la journée et inventer avec eux des projets qui les intéressent pour qu’ils soient accrochés, dit-elle aux parents.

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