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Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Pour plus de policiers autochtones

Rattrapage du lundi 10 août 2020
Les aspirants policiers mieux formés pour faire face aux nouvelles réalités sociales

Les aspirants policiers mieux formés pour faire face aux nouvelles réalités sociales

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Le récent rapport du coroner Éric Lévine, publié à la suite d'un décès en décembre 2018, recommandant une plus grande proportion de policiers autochtones au sein des corps policiers, soulève l'enjeu du recrutement dans les communautés autochtones. Le directeur général de l'École nationale de Police, Pierre Saint-Antoine, estime que beaucoup de travail reste à faire pour établir un lien de confiance entre les autochtones et les policiers.

Pierre Saint-Antoine soutient qu’il demeure difficile de recruter de futurs policiers dans les communautés autochtones.

Il n’est pas évident d’être un policier autochtone en communauté autochtone au Québec parce que bien souvent vous êtes appelés à intervenir auprès de votre famille et vos propres amis aussi, dans ces petites communautés-là. Bien souvent, la solution, c’est qu’ils puissent aller travailler dans une autre communauté, la plus proche de chez eux, pour leur permettre de ne pas avoir à intervenir avec des membres de la communauté, ce qui les attire un petit peu moins dans le métier, explique-t-il.

Pierre Saint-Antoine ajoute que la formation pour devenir policier représente un défi pour plusieurs autochtones, car elle demande de passer environ 45 semaines en-dehors de leur communauté.

Pierre Saint-Antoine dans le gymnase où sont les kiosque, au micro de Radio-Canada.

Le directeur des affaires institutionnelles de l'ENPQ, Pierre Saint-Antoine, soutient que l'institution aimerait former plus de policiers.

Photo : Radio-Canada

L’option d’obtenir un statut de constable spécial pour travailler dans une communauté autochtone demeure envisageable, mais la formation devrait être revue, selon M. Saint-Antoine.

Est-ce qu’un 12 semaines de formation de constable spécial, qui faisait le boulot dans les années 90 et les années 2000, est encore pertinent, même pour les communautés autochtones? Il y a sûrement de d’autres solutions. Et nous, on veut travailler avec les communautés autochtones pour trouver des solutions en conservant le minimum de compétences nécessaires pour devenir un policier de façon équivalente à ce qui fait ailleurs au Québec, indique Pierre Saint-Antoine.

Il souligne également que le lien de confiance entre policiers et autochtones doit être renforcé, et que les collèges doivent continuer de valoriser la profession de policier, surtout parmi les élèves des minorités culturelles.

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