•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Drames familiaux : prévenir l'irréparable

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Drames familiaux : prévenir l'irréparable

Rattrapage du lundi 13 juillet 2020
Une personne battue est assise par terre pendant qu'une autre au poing serré s'éloigne d'elle.

Violence familiale

Photo : iStock

Les responsables de ressources pour les personnes victimes de violence rappellent que des services d'aide existent en Abitibi-Témiscamingue.

La mort des deux fillettes, dont la disparition a fait l'objet d'une alerte Amber à Saint-Apollinaire dans la région de Chaudière-Appalaches, inquiète. Leur père, Martin Carpentier, est toujours en cavale ce lundi.

Cathy Allen, coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternative pour Elles à Rouyn-Noranda, affirme avoir remarqué une baisse de demandes pour de l'hébergement et de services externes pendant le confinement. Les appels ont recommencé lors du déconfinement.

Elle a notamment parlé du projet Rabaska :

L'objectif est vraiment la prévention des homicides conjugaux et intrafamiliaux sur notre territoire en Abitibi-Témiscamingue. On part d'un langage commun, on travaille ensemble. L'objectif [du projet Rabaska], c'est de rassembler les ressources, de créer des filets de sécurité autour des personnes concernées, que ce soit un homme, une femme et des enfants qui vivent des situations à haut risque d'homicide intrafamilial, décrit Cathy Allen.

Des policiers effectuent des recherches en forêt.

Les policiers entrent par petits groupes dans un secteur densément boisé de Saint-Apollinaire afin d'y retrouver Martin Carpentier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La directrice générale du Service d'aide et de traitement en apprentissage social, SATAS, affirme que les demandes faites à l'organisme pour hommes ont augmenté.

Chantal Lessard soutient toutefois que les ressources ne sont pas suffisantes pour offrir des services sur une base régulière dans plusieurs municipalités de la région et offrir de la prévention.

J'ai à peu près une dizaine d'hommes en liste d'attente à Rouyn-Noranda et c'est aussi ailleurs, à Val-d'Or, à Amos, et nos groupes de traitement en violence sont complets. Avec l'intervention sur le web on a pu combler avec l'ensemble de la région, étant donné que les hommes n'avaient pas à se déplacer, dit-elle.

Elle rappelle de vérifier les ressources offertes et de demander de l'aide.

Une partie du problème, c'est la socialisation. C'est le fait que les hommes ne vont pas chercher de l'aide. Ils attendent d'être complètement coincés avant d'aller chercher de l'aide, soutient Chantal Lessard.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi