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Fermes piscicoles en péril : les truites Genebel d'Authier vont bien

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Fermes piscicoles en péril : les truites Genebel d'Authier vont bien

Rattrapage du mardi 30 juin 2020
Des ombles de fontaine, aussi appelées truites mouchetées, sur le point de quitter la station piscicole de Lac-des-Écorces pour être ensemencées dans des lacs du Québec

Des ombles de fontaine, aussi appelées truites mouchetées (archives)

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Alors que l'industrie de la pisciculture se porte mal en raison du retard occasionné par la COVID-19 et des vagues de chaleur des dernières semaines, le seul producteur de truites en Abitibi-Témiscamingue, Denis Genesse, assure que son élevage va bien.

Le propriétaire des truites Genebel, à Authier, admet toutefois que 2020 passera à l'histoire pour son industrie, dans laquelle il évolue depuis une quarantaine d'années.

Nous on a comme clients des associations de pêche, en partie. Actuellement, les piscicultures fournissent beaucoup de pourvoiries, mais en Abitibi-Témiscamingue, on n'en a pas beaucoup. Moi, c'est la Fête de la pêche qui est un de mes gros clients, étant donné que c'est un rassemblement de jeunes au début juin habituellement, mais il n'y en a pas eu cette année, témoigne-t-il.

Son entreprise produit environ 20 tonnes de poissons chaque année. Ça fait environ 150 000 poissons, précise M. Genesse. L'annulation de la Fête de la pêche l'a donc laissé avec un inventaire très élevé à la mi-juin.

Par contre, j'ai des pourvoiries que j'ensemence à l'extérieur. Il faut que je traverse le parc de La Vérendrye, donc j'étais content d'avoir ces clients-là. Sinon, j'ai des lacs privés à entretenir en région et j'ai eu comme chance d'avoir plus de clients cette année du côté privé, donc ça m'a donné une bonne chance, confie-t-il.

Les épisodes de chaleur n'ont pas eu d'impact sur ses poissons non plus. Le fait qu'on est alimenté par une source souterraine, l'eau reste quand même froide. C'est un facteur qui ne me dérange pas vraiment. La nuit refroidit l'eau, donc dans ces canicules-là, on les nourrit plus le matin et l'après-midi et le soir, on les laisse tranquilles, pour ne pas qu'il y ait d'énervement pour consommer de l'oxygène pour rien, assure-t-il.

Comme la plupart de son inventaire avait quitté le bassin au mois de mai, les poissons avaient également plus d'espace lors des grandes chaleurs. Par contre, j'ai des amis producteurs qui ont eu des pertes, raconte l'unique producteur dans la région.

Bien que sa culture s'en soit mieux sortie qu'ailleurs au Québec, la saison 2020 aura tout de même des impacts sur les truites Genebel. Pas de Fête de la pêche, j'ensemence toutes les villes de la région, jusqu'au Témiscamingue, donc ça a eu un certain impact. On va être plus tranquilles, dit-il.

Denis Genesse a décidé de réduire sa production pour 2021 en fonction de ce qui s'est produit cette année. On ne sait pas à quoi s'attendre avec la COVID, peut-être que l'an prochain, j'espère que non, mais si c'est encore le cas, qu'il n'y a pas de Fête, on va être mieux préparé, on va avoir moins de poissons en inventaire, mais on va être capable de fonctionner quand même, fait-il savoir.

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