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Chronique Les mauvaises herbes avec Roger Larivière : le pissenlit

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Chronique Les mauvaises herbes avec Roger Larivière : le pissenlit

Rattrapage du lundi 29 juin 2020
Un terrain où ont poussé des centaines de pissenlits.

Le pissenlit est l'une des mauvaises herbes les plus connues.

Photo : Roger Larivière

Souvent vu comme un indésirable, le pissenlit a aussi ses utilités, particulièrement au printemps. Cette semaine, le biologiste Roger Larivière tente de nous faire voir les bons côtés de ce mal-aimé.

C'est une plante très présente chez nous aussitôt la fonte des neiges, même que des fois on la voit sortir près des solages de maison alors qu'il y a encore un peu de neige. Il y a quelques insectes qui sont aussi prêts à foncer sur ces fleurs-là et ils ont passé tout l'hiver en quarantaine, en quelque sorte, alors imaginez, quand ils sortent, ils n'ont rien à se mettre sous la langue, alors il y a les pissenlits, souligne Roger Larivière.

Retirer rapidement les pissenlits peut donc être nuisible pour ces insectes butineurs. Les insectes butineurs vont par la suite nous rendre de grands services pour fertiliser nos plantes de jardin ou les arbustes fruitiers, rappelle le biologiste. De plus, même si elle a une connotation négative, la fleur jaune fait en sorte de colorer et d'enjoliver nos pelouses.

Le pissenlit, comme plusieurs plantes que l'on qualifie de mauvaises herbes, provient de l'Asie. C'est une plante qui est migrante, elle n'est pas originaire de l'Amérique du Nord, précise-t-il. Elle a migré jusqu'ici grâce à ses moyens incroyables de dispersion des graines, dans une traînée folle, et maintenant on l'a ici. Elle est partout, indique M. Larivière.

Un gros plan sur une fleur de pissenlit.

Le pissenlit, ou dent-de-lion

Photo : Roger Larivière

Le pissenlit est à la fois comestible et médicinal. On l'utilisait surtout, au moment où elle a migré ici, pour ses propriétés médicinales et il faut savoir que la racine est un stimulant de l'appétit, ça sert aussi à nettoyer le foie et la vésicule biliaire, ce qui n'est pas rien, et c'est un diurétique. D'ailleurs, le nom de pissenlit vient de pisse-au-lit. Les gens qui vont prendre trop de pissenlit vont avoir une fonction rénale hyperactivée, nous apprend le biologiste.

Les feuilles se mangent aussi n'importe quand, alors vous voyez, la plante entière est comestible et médicinale, et c'est pour ça qu'il faut regarder le pissenlit d'un oeil complètement différent. Le vin de pissenlit a d'ailleurs connu une certaine gloire il y a quelques années dans la région.

Il ne faut toutefois pas confondre le pissenlit avec d'autres plantes semblables. Il y a d'autres plantes qui ressemblent à cette plante-là, qui appartiennent à la même famille, qui est la famille des astéracées maintenant, jadis les composées. Il y a des plantes qui vont avoir ce beau gros capitule jaune là, mais le pissenlit, avec une tige qui est creuse, cette grosse fleur-là est finalement collée au sol entre une rosette de feuilles, pour moi en tout cas, c'est unique, il n'y a personne qui peut se tromper sur l'identification de la plante, indique-t-il.

Pour écouter la chronique complète, cliquez sur l'audiofil.

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