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Connaissez-vous Lokàl snack bio valdorien?

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Connaissez-vous Lokàl snack bio valdorien?

Rattrapage du jeudi 18 juin 2020
Trois boîtes de biscuits disposées une à côté de l'autre sur une surface blanche.

Des produits de la marque Lokàl

Photo : Gracieuseté/Sabiha merabet

Dans le contexte actuel de pandémie, de plus en plus de personnes se tournent vers l'achat local pour encourager les entreprises d'ici. L'un des cofondateurs de la marque Lokàl snack bio, le Valdorien Marc Paquin, estime que l'achat de produits locaux et biologiques ne peut qu'être bénéfique, autant pour les consommateurs que pour les producteurs.

Lokàl vend une variété de produits, surtout des formats collation, faits d’aliments biologiques dont plusieurs viennent de la région, comme des céréales, des biscuits, du granola, des céréales et des noix. Marc Paquin raconte qu’après la vente de Cuisine Soleil, une entreprise qui vendait notamment des produits en France et au Mexique, lui et ses partenaires ont changé de direction en raison d’une situation financière difficile.

On a frappé un mur et on a décidé de faire les choses autrement, indique Marc Paquin. Quand t’es dans le tourbillon des affaires, des fois c’est difficile de prendre un recul.

Un dessin de deux branches noires avec des feuilles vertes.

Le logo de l'entreprise valdorienne Lokàl.

Photo : Gracieuseté

Les produits de Lokàl sont maintenant offerts en ligne et dans certains magasins de l’Abitibi-Témiscamingue. Marc Paquin affirme que les entreprises qui s’approvisionnent de produits locaux font face à moins de risques financiers.

Tu réduis les risques de beaucoup au niveau du taux de change, remarque-t-il. L’exportation et l’importation forcent les entrepreneurs à négocier en dollars américains, et on perd un pouvoir d’achat.

Il affirme qu’auparavant, Investissement Québec favorisait les entreprises qui exportent, mais que l’organisation semble désormais prioriser le local.

On voit que trois mois de crise ont changé les priorités de place, alors je pense qu’on va aller vers un modèle d’affaires un peu plus terre à terre, croit-il.

Une question d’éducation

Marc Paquin note que le prix plus élevé des aliments biologiques représente le plus grand frein pour les consommateursl Les gens recherchent toujours, toujours le plus bas prix, souligne-t-il.

Trois boîtes transparentes de céréales granola.

Les produits Lokàl offrent différents types de granola, faits avec de l'avoine québécoise.

Photo : Gracieuseté / Sabiha merabet

Il croit cependant que les produits de Lokàl peuvent être compétitifs à côté des autres marques. Selon lui, l’habitude d'acheter local se développera avec l’éducation de la population à ce sujet et la mobilisation des municipalités.

Je crois que les villes auront beaucoup plus de rôles à jouer dans l'avenir, mentionne-t-il en ce qui concerne l’achat local et biologique. C’est au niveau des municipalités qu’on va pouvoir faire avancer l’économie régionale.

Selon Marc Paquin, les instances gouvernementales plus locales peuvent mettre en place des mesures favorisant les produits locaux et biologiques, et ce, plus que les autres ordres de gouvernement. Il note, par exemple, la fusion des bureaux de la direction du ministère de l’Économie et de l’Innovation et leur déménagement vers Gatineau.

On va devoir compter de plus en plus sur nous-mêmes en région et non sur Québec et Ottawa, conclut-il.

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