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Bresaw coupable : Mario Deschatelets, le fils d'une des victimes, témoigne

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Bresaw coupable : Mario Deschatelets, le fils d'une des victimes, témoigne

Rattrapage du jeudi 18 juin 2020
Palais de justice de Val-d'Or

Palais de justice de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Hier, le 17 juin, Justin John Bresaw a été déclaré coupable de trois meurtres au deuxième degré, et ce, près de huit ans après les événements. Mario Deschatelets est le fils de René Deschatelets et le beau-fils de Diane Duhaime, deux des trois victimes retrouvées dans la maison en feu à Amos en septembre 2012. Il affirme que le verdict d'hier représente la fin d'une époque et un grand soulagement.

Une maison en vinyle blanc dont un des côté est en flammes.

Image de l'incendie survenu en 2012 dans une maison unifamiliale à Amos.

Photo : Images publiées sur YouTube

On avait le soulagement qu’enfin tout est fini, par contre ça nous a fait revivre les faits encore une fois, et on dirait qu’aujourd’hui je me lève plus serein, calme, dit Mario Deschatelets.

Je le décris un petit peu comme si j'avais un bloc-appartements de six étages qui vient de me débarquer des épaules.

Mario Deschatelets, fils de René Deschatelets

La décision prise par le juge permettra à lui et à son entourage de maintenant faire face à une certaine paix et aux bons souvenirs plutôt qu’à la saga Bresaw, selon Mario Deschatelets.

Un drame de ce genre, ça ne bouleverse pas juste la famille, ça bouleverse tout le monde. Les gens nous en parlaient avec beaucoup de rage, mais on avait déjà notre rage à nous. C’était difficile de canaliser tout ça. Alors il y a eu des conséquences, des arrêts de travail, des choses comme ça, raconte-t-il avec émotion. Il reconnaît que les personnes qui l'abordaient le faisaient par gentillesse, mais il exprime une certaine fatigue du fait que l'attention soit plus souvent tournée vers Bresaw et son procès plutôt que vers les personnes qui continuent de souffrir après la tragédie.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.

Mario Deschatelets indique qu’il a choisi de ne pas suivre le déroulement du procès de près puisqu’il préférait concentrer ses pensées sur ses bons souvenirs avec ses parents.

La peur que j’avais, c’était de perdre la belle image de mes parents souriants, dans mes bras, au détriment de voir la face de Bresaw, dit-il.

Le verdict de la journée d’hier lui apporte cependant un soulagement et en quelque sorte une conclusion. Je pense que le deuil avait été accepté et fait, dit Mario Deschatelets à propos de la mort de ses proches il y a huit ans, car ceux-ci ont vécu de belles dernières années de retraite et de voyage. Il pense qu'avec la décision du juge, les commentaires sur la saga Bresaw diminueront et qu'une plus grande place sera accordée à la mémoire des victimes.

Le fait qu’ils soient partis ensemble, heureux, c’est un soulagement, conclut Mario Deschatelets. Si le drame avait séparé le couple, on aurait peut-être eu un parent mort-vivant.

Mario Deschatelets a d’ailleurs tenu à remercier son entourage et tous ceux qui envoient de bons voeux depuis hier.

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